lundi 4 janvier 2016

Bilan lecture de 2015

(c) Dave Coleman
 
2015 c'est plus de 100 livres lus dont de très belles découvertes mais aussi quelques déceptions.
 
Quelles ont été les livres les plus marquants de l'année ?
 
Je ne peux évidemment pas parler de 2015 sans parler du livre Le voile de Téréhan. Un immense coup de cœur pour ce roman qui traite avec beaucoup de réalisme de la condition des femmes en Iran.
 
http://aujardinsuspendu.blogspot.fr/2015/02/le-voile-de-teheran-de-parinoush-saniee.html
 
Un autre coup de cœur pour un thème touchant: la perte d'un père pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

http://aujardinsuspendu.blogspot.fr/2015/02/et-tu-nes-pas-revenu-de-marceline.html

 Autre roman que j'ai adoré cette année: Un cœur bien accordé. Quelle magnifique découverte! En y repensant quelques mois après l'avoir lu je me souviens encore à quel point cette lecture m'a subjuguée. 
 
http://aujardinsuspendu.blogspot.fr/2015/04/un-coeur-bien-accorde-de-jan-philipp.html
 
 Un roman qui nous parle d'humanité, ce dont nous avons bien besoin en ce moment. Une belle saga familiale déchirante par certains aspects mais magnifique à lire.
 
http://aujardinsuspendu.blogspot.fr/2015/03/la-colline-aux-esclaves-de-kathleen.html
 
Enfin, pour clôturer ce top 5 de l'année, un thriller psychologique: La fille du train. Ce n'est pas un coup de cœur mais une très bonne lecture qui m'a donnée envie de découvrir et de lire plus de livres dans ce genre-là. Je me rends compte, de plus en plus, que je ne suis pas une grande fan des polars mais des thrillers oui. Je pense donc continuer à en lire encore plus dans l'année à venir.

http://aujardinsuspendu.blogspot.fr/2015/09/la-fille-du-train-de-paula-hawkins.html


Je vous souhaite à tous et toutes une très belle année 2016 avec toujours de belles découvertes livresques!

lundi 14 décembre 2015

La Passe-miroir T.2 : Les Disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

Date de parution: Octobre 2015
Éditions: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 527 pages

Quatrième de couverture:  Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon avis: Après lecture du premier tome qui était prometteur j'avais hâte de découvrir la suite des aventures d'Ophélie et Thorn. Je dois dire que l'auteur a frappé fort, encore plus que pour le premier tome.

Un des éléments que j'avais un peu reproché au premier tome était le manque de personnalité de notre héroïne Ophélie. Pour le coup l'auteur a surpassé mes attentes. Ophélie est LE personnage principal et passe loin devant Thorn. Tout repose sur ses frêles épaules: Farouk lui intime l'ordre de lire son livre et rien ne peut s'opposer à la volonté d'un esprit de famille.. Et, s'ajoute à cela de mystérieuses disparitions au Clairdelune qui nécessitent tout son talent de liseuse. 
J'ai également apprécié l'approfondissement au niveau de la relation entre Ophélie et Thorn. On s'attache à ce duo atypique et j'espère les revoir tous les deux dans le troisième tome.

Un second tome qui va de rebondissements en rebondissements. Pas une seule seconde je ne me suis ennuyée avec ce livre. L'auteur m'a tout simplement éblouie par son imagination. Elle a su faire encore mieux que pour le premier tome et nous fait passer par tout type de sentiment. C'est une série de fantasy qui mérite le détour et ce plutôt deux fois qu'une. Il ne me reste maintenant plus qu'à patienter pour lire la suite en espérant encore une fois me régaler.   

♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier Babelio et les éditions Gallimard Jeunesse pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur l'auteur:  Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d'Azur. Elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté et se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L'écriture devient alors une seconde nature, notamment au sein de Plume d'Argent, une communauté d'auteurs sur Internet. Elle décide de relever son premier défi littéraire grâce à leurs encouragements et devient ainsi la grande lauréate du Concours du premier roman jeunesse avec "Le passe-miroir". Christelle Dabos vit en Belgique.

 

mercredi 2 décembre 2015

Le pays qui te ressemble de Fabrice Colin

Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 297 pages

Quatrième de couverture:  Jude et Lucy sont des jumeaux de 15 ans. Leur mère, qui n’était pas leur mère biologique, a disparu il y a un an. Noël, leur père, essaie de faire son deuil tandis que les jumeaux tentent de survivre à leur premier été sans leur mère. C’était sans compter sur Marilyne, la grand-mère fantasque et rock and roll, qui décider de les emmener sur les traces de leur mère biologique. Avec elle, et à l’insu de Noël, persuadé qu’il s’agit de simples vacances, les jumeaux, bientôt accompagnés de la chienne Simone, partent sur les traces des ex de leur père. Un périple totalement déjanté qui les mènera jusqu’à Hong Kong, en passant par Rome, Bruxelles ou encore Oxford… et qui les verra se confronter à des mères potentielles qui n’ont pas forcément tout de la candidate idéale !

Mon avis: Ce livre aborde un thème touchant avec beaucoup de sensibilité de la part de l'auteur.

 Jude et Lucy sont deux adolescents qui ont perdu leur mère. On retrouve à travers ce roman leur périple pour retrouver leur mère biologique. Ce voyage, avec plusieurs escales pas toujours effectuées dans un ordre logique d'ailleurs, va leur permettre de se réconcilier. En effet, depuis le départ de leur mère chacun reste dans son coin avec son chagrin, que ce soit Jude, Lucy ou leur père. Au départ, l'auteur laisse planer un doute concernant l'absence de leur maman. On se demande si elle partie ou si elle morte. Le fin mot de l'histoire vient bien plus tard mais on comprend que ces enfants vivent un moment douloureux. Les choses étant énoncées bien plus tard on comprend d'autant mieux le deuil que vivent les ados: au début on n'y croit pas et puis la vérité finit par refaire surface jusqu'à l'acceptation. 

Cette famille est d'autant plus attachante qu'elle est farfelue. Le père donne l'impression de vivre dans un autre monde: à la fois présent pour ses enfants mais aussi "pas tout à fait là". Son goût très prononcé pour le rock a bercé l'enfance des deux jumeaux et continue à rythmer leur vie. Ce qui m'a le plus touché chez chacun d'entre eux est leur façon de vivre le deuil: tristesse et douleur pour tous mais chacun de son côté, sans communication possible. La quête d'identité des enfants va permettre de renouer le lien. 

C'est donc un bon roman jeunesse même si je déplore un peu le manque d'élaboration de certains aspects. Sans trop en dire, j'aurais aimé en apprendre davantage sur leur réconciliation et l'évolution de leurs relations, à tous. De plus, Lucy nous raconte son histoire, de son point de vue donc. Un choix de l'auteur intéressant mais j'aurais préféré des chapitres en alternance avec le point de vue de Jude, le frère jumeau tourmenté de Lucy. Tout le long du livre il donne l'impression d'être encore plus renfermé sur lui-même que sa sœur et au final on ne sait pas trop où il en est à la fin du livre...

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Je tiens à remercier Babelio et les éditions Albin Michel pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Fabrice Colin est un auteur français, ayant œuvré pour commencer dans les littératures non mimétiques, de la science-fiction au fantastique, de la fantasy au réalisme magique. Il s'attaque désormais également à d'autres genres.


lundi 23 novembre 2015

La Passe-miroir T.1: Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

Date de parution: 2013
Éditions: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 519 pages

Quatrième de couverture:  Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Mon avis: Un livre de fantasy jeunesse dont j'avais beaucoup entendu parler lors de sa sortie avec toujours de bons avis. J'avais également envie de le découvrir c'est donc pour cette raison que j'ai accepté avec plaisir cette proposition de lecture de la part de Babelio.

Dès les premières pages je dois dire que ce livre m'a un peu perturbée. Plongée dans un monde totalement inconnu où je n'avais aucun repère j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Il faut ajouter à cela les évènements tragiques qui ont eu lieu à Paris le 13 novembre dernier, moment où je commençais ma lecture. Au final, l'envie de lire s'est faite moins importante, j'ai donc avancé un peu au ralenti ma lecture.

Ophélie, le personnage principal de ce livre est une jeune fille dotée de pouvoir magique. Elle peut "lire" les objets et ainsi remonter loin dans leur passé. Un don qui fait d'elle quelqu'un de particulier, ce dont elle prendra conscience quand elle rencontrera son futur époux Thorn. Un mariage forcé et arrangé par sa famille qui cache un complot qui la dépasse. Ce livre de fantasy est très riche et l'imagination de l'auteur débordante. A tel point que par moments j'étais perdue et dépassée par ce monde magique. De plus, Ophélie est un personnage qui est assez quelconque et banal. Elle se laisse trop faire, a peur de tout... Un manque de charisme qui m'a un peu agacée par moments mais, qui change par la suite ce que j'ai apprécié. Les manigances qui s'opèrent au sein du Clairdelune font froid dans le dos ainsi que ses habitants d'ailleurs. Ophélie ne peut compter que sur elle-même pour affronter ces gens qui ne souhaitent qu'une chose: sa disparition. En effet, si le mariage entre Ophélie et Thorn a bien lieu, un pouvoir encore plus incroyable naîtra de leur union... Enfin, la fin du roman ne donne qu'une seule envie: de vite lire le deuxième tome.

En bref, après un démarrage plutôt difficile je suis parvenue à entrer totalement dans le monde que l'auteur a construit. J'ai apprécié l'évolution d'Ophélie qui s'affirme de plus en plus et prend de l'assurance. Un premier tome riche en rebondissements et en personnages machiavéliques. La suite est prometteuse! 

♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier Babelio et les éditions Gallimard jeunesse pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d'Azur. Elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté et se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L'écriture devient alors une seconde nature, notamment au sein de Plume d'Argent, une communauté d'auteurs sur Internet. Elle décide de relever son premier défi littéraire grâce à leurs encouragements et devient ainsi la grande lauréate du Concours du premier roman jeunesse avec "Le passe-miroir". Christelle Dabos vit en Belgique.

 

vendredi 13 novembre 2015

La maladroite d'Alexandre Seurat

Date de parution: Août 2015
Éditions: Du Rouergue
Nombre de pages: 112 pages

Quatrième de couverture:  Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d'une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n'a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables. Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l'ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes...

Mon avis: Un court roman au thème fort qui ne laissera personne indifférent. La maladroite est une petite fille de huit ans, Diana, maltraitée par ses parents. Dans ce roman choral chaque personnage qui a côtoyé la petite donne un nouveau souffle à son histoire. Qu'il s'agisse de la grand-mère, de la tante, de l'institutrice, du gendarme... chacun a tenté à un moment donné d'aider Diana sans y parvenir.   Elle est le bouc émissaire de sa famille. Ses parents prétextent une maladie rare chez la petite pour expliquer tous ces bleus. Une famille malade qui révolte et qui révoltera chaque lecteur. Le frère de Diana m'a également touchée car on voit les dégâts psychologiques effectués sur lui aussi. 

De plus, le choix concernant la narration est original il faut bien le noter. On va à l'essentiel à chaque fois et le fait que les personnages proches plus ou moins de Diana nous conte son histoire sans fioriture peut faire froid dans le dos. C'est en tout cas mon impression car même si l'auteur ne nous rapporte jamais de scènes violentes, le style de narration et notre imagination font le reste.  

Enfin, Diana n'intervient jamais dans le livre et elle ne peut donc pas nous révéler la souffrance qui était la sienne. C'est donc au travers de ces témoignages que peu à peu l'horreur dans laquelle vivait cette enfant nous est révélée. L'auteur pointe également les défaillances du système judiciaire pour venir en aide aux enfants maltraités. Entre soupçons et preuves il y a un gouffre trop important pour l'action. En réalité, on attend plus de l'enfant la capacité à se protéger et à avouer son quotidien. Mais quand il ne parle pas, comme Diana, peu de choses sont en capacité de lui venir en aide. 

En bref, un premier roman coup de poing à lire.

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Je tiens à remercier les éditions Du Rouergue pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, agrégé de lettres modernes, Alexandre Seurat enseigne actuellement à l’Université Paris-Est Créteil. "La maladroite" est son premier roman, inspiré par un fait divers, il retrace la vie d’une enfant martyrisée


mercredi 11 novembre 2015

Tu tueras le père de Sandrone Dazieri

Date de parution: Octobre 2015
Éditions: Robert Laffont
Nombre de pages: 664 pages

Quatrième de couverture: Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...

Mon avis: Un polar qui repose, en partie, sur un binôme d'enquêteurs atypique: une ancienne flic qui suite à un traumatisme n'est plus en service et un homme qui a été kidnappé et retenu prisonnier pendant plus de 10 ans. Dante est un personnage très original avec toutes ses petites manies et également intelligent. Au début, embauché par la police en tant que consultant dans une affaire d'enlèvement il va très vite se rendre compte que son histoire passée a un lien avec celle-ci. D'anciens démons vont venir le hanter et il devra les combattre pour tenter de sauver cet enfant. Il pourra également compter sur Colomba pour l'aider dans sa quête d'élimination de celui qu'il nomme le Père. 

Un thriller très prenant où tout est extrêmement bien ficelé par l'auteur. On se rend vite compte que les moindres détails de l'intrigue ont été pensés avec attention. Une richesse qui ressort donc de ce livre et une certaine profondeur. Je lis peu de polar mais je dois dire que celui-ci m'a séduite. Qualité d'autant plus importante que le livre fait plus de 600 pages et je ne me suis pas ennuyée un seul instant c'est pour dire. Les héros malgré eux de cette enquête sont attachants et j'ai apprécié le lien qui très vite s'installe entre eux. En bref, un polar avec une intrigue solide, des rebondissements et des portraits psychologiques travaillés. Un très bon livre en somme, pas loin du coup de cœur...

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Je tiens à remercier Babelio et les éditions Robert Laffont pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Sandrone Dazieri est né à Crémone en 1964. Ses débuts dans la vie sont placés sous le signe de l’extrême gauche “existentielle” ; il est l’un des principaux animateurs de Leonkavallo, légendaire squatt politique de Milan. Après une série de métiers improbables (cuisinier, portefaix, videur), il devient journaliste et crée un service éditorial. Ces expériences se retrouveront dans ses livres, qui se promènent dans toutes les couches de la société milanaise et dans ses marges.
Il est actuellement directeur de la collection Giallo Mondadori, collection historique de romans policiers en Italie. 

 

lundi 9 novembre 2015

Amelia de Kimberly McCreight

Date de parution: Août 2015
Éditions: Le Cherche Midi
Nombre de pages: 528 pages

Quatrième de couverture:  New York. Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Malgré un rythme professionnel soutenu, elle arrive tout de même à être à l’écoute de sa fille, une adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secret l’une pour l’autre. C’est tout du moins ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de St Grace, l’école d’Amelia. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle comprend vite qu’elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Le désespoir laisse peu à peu place à l’incompréhension : pourquoi une adolescente en apparence si épanouie déciderait-elle de mettre fi n à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable jusqu’au jour où elle reçoit un SMS anonyme qui vient tout remettre en question : « Amelia n’a pas sauté. » Obsédée par cette révélation, Kate commence alors à s’immiscer dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas aussi bien qu’elle le croyait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, Kate va tenter de reconstruire la vie de sa fille afi n de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. Elle va devoir affronter une réalité beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 Mon avis: Une mère qui doit faire face à la cruelle vérité pour découvrir ce qu'il s'est vraiment passé quand sa fille est morte. Un livre intéressant de par les thèmes abordés surtout concernant l'adolescence en souffrance et le harcèlement qui peut détruire. Amelia représente l'adolescente idéale: elle travaille très bien à l'école, elle est obéissante et compréhensive par rapport au travail de sa mère qui l'accapare beaucoup. Mais cela ne l'empêche pas de se retrouver dans la tourmente et dans une totale incompréhension vis-à-vis de ses camarades. Le livre alterne entre ce qu'apprend la mère d'Amélia après sa mort et des passages qui se situent avant sa mort et qu'Amélia nous raconte. Sa mère entreprend donc une longue recherche car elle ne croit pas à la thèse du suicide. Elle va aller de découvertes en découvertes pour arriver à comprendre ce qu'il s'est passé dans la vie de sa fille avant sa mort. De nombreux rebondissements apparaissent à la fin du livre. Un peu trop pour moi. Au final, de nombreuses personnes ont joué un rôle dans la chute d'Amélia ce qui m'a un peu dérangée. Ça faisait trop pour moi et peu crédible. 

Un livre qui m'a tout de même globalement séduite de par sa construction et les thèmes abordés. J'ai souffert pour cette jeune fille qui n'arrive pas à se sortir de cet enfer. Un sentiment de solitude que j'ai éprouvé pour la fille mais aussi pour la mère. 

 ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Le Cherche midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Kimberly McCreight est une auteur américaine.  Son premier roman, Amélia  (Reconstructing Amelia) rencontre un vif succès et est nominé pour de nombreux prix littéraire.  Elle vit a Brooklyn avec son mari et ses deux filles 

 

lundi 2 novembre 2015

Oliver ou la fabrique d'un manipulateur de Liz Nugent


Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Denoël
Nombre de pages: 242 pages

Quatrième de couverture:  Alice et Oliver Ryan sont l'image même du bonheur conjugal. Complices, amoureux, ils mènent la belle vie. Pourtant, un soir, Oliver agresse Alice avec une telle violence qu'il l'a plongé dans le coma. Alors que tout le monde cherche à comprendre les raisons de cet acte d'une brutalité sans nom, Oliver raconte son histoire. Tout comme les personnes qui ont croisé sa route au cours des cinquante dernières années. Le portrait qui se dessine est stupéfiant. Derrière la façade du mari parfait se cache un tout autre homme. Et lorsque le passé ressurgit, personne n'est à l'abri, pas même Oliver.

Mon avis:  Le résumé du livre me faisait très envie car je m'attendais à "entrer" dans la tête de quelqu'un de malade voire pervers et manipulateur. Au final, cette lecture m'a beaucoup déçue.

Le premier chapitre de ce roman est très prometteur: Oliver en est le narrateur et explique qu'il vient de plonger sa femme dans le coma après l'avoir frappé. Dès les premières phrases on comprend que c'est un personnage froid, égocentrique, méprisant et manipulateur. Puis, les autres chapitres arrivent et les points de vue se multiplient sur cet homme qui se révèle être un "monstre". On a donc le point de vue du frère de son ex petite-amie,  de l'ancien fiancé de sa femme... Bref, des personnages dont on se fiche un peu, moi oui en tout cas. En plus, la version que chacun donne d'Oliver est certes intéressante mais à chaque fois chacun nous raconte sa propre vie. Quel est l'intérêt de savoir que le frère de son ex petite amie est devenu restaurateur et assume son homosexualité ? Et c'est ça pour chaque témoignage. J'aurais nettement préféré qu'ils en restent à Oliver. Résultat: beaucoup de longueurs et d'ennui pour un livre qui me promettait beaucoup de choses notamment au niveau psychologique. Oliver est certes malade mais ce n'est pas le personnage le plus "fou" jamais inventé. L'auteur nous fait remonter jusque dans son enfance avec un père qui ne l'a jamais aimé et une mère totalement absente de sa vie. Des informations grâce auxquelles on pourrait le comprendre un peu mieux mais non ça ne fonctionne pas. Le crime dont il est accusé au final n'a rien de très original et son parcours non plus. J'aurais aimé plus de rebondissements et de profondeur. Une lecture qui ne me laissera pas un souvenir incroyable. 


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Je tiens à remercier les éditions Denoël pour cette lecture et ce partenariat.