mardi 24 janvier 2017

Les vies de papier de Rabih Alameddine


Date de parution : Août 2016
Editions : Les Escales
Nombre de pages : 326 pages

Quatrième de couverture : Aaliya Saleh, « dame âgée » de Beyrouth, est une anomalie. Divorcée, sans enfant, non croyante, elle s’est toujours rebellée contre les diktats de la société. Sa passion dans la vie, sa raison de vivre même, est la littérature. À tel point que, chaque année, elle traduit un de ses romans préférés en arabe avant de le ranger dans un tiroir. Les quelque trente-sept livres traduits par Aaliya au cours de sa vie n’ont donc jamais été lus par qui que ce soit. Ce portrait d’une femme solitaire en pleine crise existentielle oscille sans cesse entre passé et présent dans un Beyrouth en constante mutation. Tandis qu’elle essaye de maîtriser son corps vieillissant et la spontanéité de ses émotions, Aaliya doit faire face à une catastrophe inimaginable qui menace de faire voler sa vie en éclats.


Mon avis : Ce livre de part son thème, l'amour des livres et de la littérature, me faisait forcément envie. Malheureusement, après avoir tourné la dernière page de ce roman je ne saurais vraiment me prononcer sur mon appréciation de cette lecture. Une bien étrange impression.

Aliya qui ne vit que pour les livres a commencé à se prendre de passion pour de nombreux auteurs dès l'école puis, cette passion s'est renforcée grâce au travail de libraire qu'elle a fait pendant de nombreuses années. Un amour pour les livres qui est devenu un besoin vital pour elle. 
Elle a traduit plusieurs livres, dans différentes langues, mais n'a jamais sauté le pas de les faire publier. 
A chaque coup bas de la vie, Aliya se réfugie dans les livres. Peu à peu, elle n'a plus aucune interaction sociale et vit recluse dans son appartement au milieu de cartons de livres. Un quotidien difficile fait de solitude et de chagrin même si l'héroïne de ce roman semble s'en accommoder. 

"Je me suis depuis bien longtemps abandonnée au plaisir aveugle de l'écrit. La littérature est mon bac à sable. J'y joue, j'y construis mes forts et mes châteaux, j'y passe un temps merveilleux. C'est le monde à l'extérieur de mon bac à sable qui me pose problème.Je me suis adaptée avec docilité, quoique de manière non conventionnelle, au monde visible, afin de pouvoir me retirer sans grands désagréments dans mon monde intérieur de livres. Pour filer cette métamorphose sableuse, si la littérature est mon bac à sable, alors le monde réel est mon sablier- un sablier qui s'écoule grain par grain. La littérature m'apporte la vie, et la vie me tue."

Les passages concernant sa vie à Beyrouth, la guerre, son mariage raté, sa relation compliquée avec sa mère constituent les moments préférés du livre. Mais je me suis bien trop souvent perdue parmi les nombreuses références à des auteurs que je ne connais pas. J'ai eu la sensation que la référence devait être comprise par le lecteur car il devait avoir lu cet auteur. Malheureusement ce n'est pas forcément le cas. Je n'ai donc pas compris ce que voulait dire ou, ou voulait en venir l'auteur (inculte que je suis). Perturbant au début, agaçant à la fin. Je trouve qu'écrire un roman pour parler et partager son amour des mots et de la littérature c'est très bien mais offrir une vraie porte d'entrée au lecteur c'est mieux. Je suis donc restée une bonne partie de ce livre en dehors de l'histoire, sans entrer véritablement en empathie avec cette femme qui avait pourtant un vrai potentiel. En bref, c'est une lecture mitigée pour ma part. 

   




3 commentaires:

  1. J'ai un peu de mal avec les livres qui parlent de livres justement. Mais en tout cas, je trouve la couverture très belle !

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  2. Plus les avis circulent, et plus j'ai peur de me lancer.. ^^

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  3. Tout comme Pretty Books, j'étais super enthousiaste à l'idée de le lire et avec les avis mitigés, j'ai un peu peur.

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