mardi 14 mars 2017

L'immeuble Christodora de Tim Murphy



Date de parution : Janvier 2017
Editions : Plon
Nombre de pages : 445 pages


Quatrième de couverture : New York. Milly et Jared, couple aisé animé d'ambitions artistiques, habite l'immeuble Christodora, vieux building de Greenwich Village. Les habitants du Christodora mènent une vie de bohèmes bien loin de l'embourgeoisement qui guette peu à peu le quartier. Leur voisin, Hector, vit seul. Personnage complexe, ce junkie homosexuel portoricain n'est plus que l'ombre du militant flamboyant qu'il a été dans les années quatre-vingt. 
Mateo, le fils adoptif de Milly et Jared, est choyé par ses parents qui voient en lui un artiste. Mais le jeune homme, en plein questionnement sur ses origines, se rebelle contre ses parents et la bourgeoisie blanche qu'ils représentent. 
Milly, Jared, Hector et Mateo, autant de vies profondément liées d'une manière que personne n'aurait pu prévoir. Dans cette ville en constante évolution, les existences de demain sont hantées par le poids du passé. 

Mon avis : Dans ce roman l'auteur dresse le portrait de quatre personnages principaux dont le destin commun s'entremêle. Hector, activiste hautement réputé dans la lutte contre le Sida est en déchéance; Milly et Jared, jeune couple d'artistes amoureux, plein d'ambition et d'espoir pour leur futur commun; et Mateo, garçon de cinq ans, orphelin dont la mère est morte du Sida. Le jour où Milly et Jared adoptent Mateo ils entrecroisent leur vie à venir avec celle d'Hector et de tous ceux qui se sont battus contre le Sida, touchés ou non par la maladie. 

Dès les premières pages j'ai senti que ma lecture allait être longue et difficile. L'auteur nous fait perdre tout repère chronologique en alternant les chapitres avec des dates aléatoires. 
Je n'ai pas apprécié les personnages, l'auteur ne me les a pas fait paraitre sympathique. Donc aucune empathie ne nait pour eux, alors qu'au fil des pages, ils se perdent.  Entre les petits bourgeois de New York méprisants à l'égard des sans-abris et l'homosexuel au trait totalement caricaturé je ne m'y suis pas retrouvée. De plus, les scènes très détaillées et bien trop trash dans lesquelles les personnages se donnent à coeur joie entre sexe et drogues ont bien failli me faire refermer ce livre pour de bon. L'auteur a souhaité écrire un roman fort et marquant. Malheureusement à mes yeux, ce livre est seulement dur et violent. 

Cependant, rien n'étant jamais totalement noir, j'ai apprécié (après de nombreuses pages) le personnage de Milly qui est le plus touchant dans son rapport à la maladie et la façon dont celle-ci régit sa vie. Avec le personnage de Mateo l'auteur aborde la question de l'adoption et de la difficulté pour certains enfants à comprendre le choix et la motivation de leurs parents adoptifs à la base. Des incompréhensions, des malentendus qui peuvent mener à la destruction de soi voire au drame. 
En bref, un thème qui a suscité mon intérêt mais qui s'est trouvé parasité par de nombreux éléments qui ne m'ont pas permis d'apprécier ma lecture.



    

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Plon pour cette lecture et ce partenariat.

2 commentaires:

  1. Ca été un gros coup de coeur de mon côté, dommage que ça ait moins bien marché pour toi :)

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