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jeudi 20 septembre 2018

L’amie prodigieuse de Elena Ferrante

L’amie prodigieuse de Elena Ferrante


Date de parution : 2016
Editions : Folio Gallimard
Nombre de pages : 430 pages

Roman d’une amitié très forte qui naît dans le Naples des années cinquante au milieu de la violence et de la pauvreté. Deux gamines tentent de s’en sortir comme elles le peuvent.

lundi 17 septembre 2018

Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives


Date de parution : Août 2018
Editions  : Gallimard
Nombre de pages : 195 pages


Une jeune femme élève seule son enfant de deux ans après la fuite du père. Commence une course effrénée pour être présente pour le petit tout en trouvant le temps de travailler en free lance. Plus le temps passe et plus elle délaisse sa vie professionnelle. Elle coule et sombre peu à peu. Les huissiers la pourchasse, le père ne donne aucune nouvelle mais elle tente de tenir bon. 

jeudi 19 octobre 2017

La salle de bal de Anna Hope


La salle de bal de Anna Hope


Date de parution : Août 2017
Editions : Gallimard
Nombre de pages : 400 pages


Quatrième de couverture : Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un «mélancolique irlandais». Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. 
À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. 

lundi 20 mars 2017

Comment Baptiste est mort de Alain Blottière

Comment Baptiste est mort de Alain Blottière


Date de parution : Avril 2016
Editions : Gallimard
Nombre de pages : 208 pages


Quatrième de couverture : Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert Yumaï.

samedi 10 septembre 2016

Chanson douce de Leïla Slimani

Date de parution : Août 2016
Éditions: Gallimard
Nombre de pages : 227 pages

Quatrième de couverture : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.

mercredi 7 mai 2014

Lettre à mon ravisseur de Lucy Christopher

Date de parution: septembre 2010
Éditions: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 352 pages
ISBN:  2070628442
Titre VO: Stolen


Quatrième de couverture:  Ça s'est passé comme ça.
                                         J'ai été volée dans un aéroport.
                                         Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie.
                                         Parachutée dans le sable et la chaleur.
                                         Tu me voulais pour longtemps.
                                         Et tu voulais que je t'aime.

                                         Ceci est mon histoire.
                                         Une histoire de survie.
                                         Une lettre de nulle part.


Mon avis: Ce qui m'a intrigué dans ce livre c'est le thème de l'enlèvement. Je me demandais comment il serait traité dans un livre jeunesse et s'il serait bien traité.

Gemma, jeune lycéenne est enlevée à l'aéroport alors qu'elle s'apprête à prendre l'avion pour le Vietnam avec ses parents.  Son ravisseur, Ty, est guère plus âgé qu'elle et il n'a qu'une obsession: que Gemma l'aime comme il l'aime. C'est un enlèvement, on l'apprend par la suite, qui a été prémédité, la jeune fille n'a pas été choisi par hasard dans cet aéroport.

J'ai aimé la façon dont l'auteure traite les sentiments divers et variés que Gemma ressent. Elle ne minimise pas les choses, et en cela, on pourrait croire que ce roman n'est pas un livre jeunesse. En effet, de nombreuses émotions sont passés en revue: la peur, la colère, le doute, l'impression d'avoir été traqué,... Lucy Christopher évoque également avec justesse le syndrome de Stockholm.

C'est un livre où la dimension psychologique tient une grande place en particulier concernant le personnage de Ty. Au fur et à mesure, on en apprend plus sur lui et sur son enfance; la raison pour laquelle il a choisi Gemma...C'est un personnage que j'ai pu détesté au début et il en est, finalement, devenu touchant. 

Les descriptions du désert, des plantes, paysages..sont magnifiques. L'auteure arrive à nous faire voyager jusqu'en Australie dans ce désert brulant .
La quatrième de couverture évoque un thriller mais il n'y a pas tant d'actions. C'est d'ailleurs ce qui m'a un peu déçu dans ce livre, je m'attendais à plus de choses. Finalement, l'auteure a choisi une ligne conductrice, s'y est tenue sans l'a faire assez varier à mon goût. Le dénouement m'a laissé un léger gout amer car je m'attendais à autre chose. Au final, je pense qu'après avoir le résumé du livre, je me suis trop fait d'idées d'où ma déception.  Il reste quand même un bon livre qui traite d'enlèvement avec des personnages très intéressants.



♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un mot sur l'auteure:  Lucy Christopher est née au Pays de Galles mais a grandi en Australie, vivant à Melbourne à partir de 9 ans jusqu'à son baccalauréat à l'Université de Melbourne. Après divers emplois, elle est retournée au Royaume-Uni et a obtenu une distinction pour une maitrise de littérature à l'Université de Bath Spa.

 



mercredi 19 mars 2014

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys

Date de parution: Octobre 2011
Edition: Gallimard Jeunesse
Nombre de Pages: 432 pages
ISBN: 2070635678
Titre VO: Between shades of gray


Quatrième de couverture:  Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais un nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu'elle.


Mon avis:  J'ai apprécié cette lecture même si je m'attendais à autre chose. L'auteur traite de la déportation de la famille de Lina: son petit frère, sa mère et son père; et de bons nombres de personnes jugées comme étant antisoviétiques; de leurs terribles conditions de vie; leurs espoirs et leurs résignations à survivre à tout ça. Malgré tout je pensais trouver dans ce livre davantage de "scènes choquantes ou violentes", cela vient peut-être du fait que c'est un livre jeunesse mais après lectures de plusieurs livres traitant de la déportation pendant la Seconde Guerre Mondiale certains sont beaucoup plus choquants et certains passages vraiment brutales. Ici ce n'est pas le cas, c'est un livre qui traite avant tout d'humanité là il semble qu'il n'en reste plus beaucoup, d'espoir et de combat, de solidarité et d'amour.

L'auteur montre la dure réalité pour toutes ces personnes déportées mais sans tomber dans le tragique pour autant
Le personnage de Lina est combattive, forte, intelligente, pleine d'espoir et de jeunesse. Elle veut rentrer dans son pays et revoir son père, déporté on ne sait pas où exactement mais loin de sa famille. Son don pour le dessin lui permet de garder espoir. Tout au long du roman, les chapitres sont ponctués de "retours-en-arrières" où la jeune fille repense à sa vie d'avant: ses relations avec ses parents, avec sa cousine, avec les garçons, son amour pour le dessin et son désir d'en faire son métier. Ces moments importants dans le livre nous permettent de mieux saisir les rapports entre chacun et entrevoir leurs vies avant cette guerre.
Son jeune frère, Jonas est un garçon doux, altruiste, sensible et intelligent également.
Sa maman, Elena, ressemble beaucoup à sa fille je trouve: elle est tout aussi forte, intelligente, combattive et altruiste. Elle n'hésite pas à aider les autres quand il le faut que ces personnes soient bonnes ou non.

J'ai fortement apprécié que ce livre traite de la déportation dans les pays Baltes, et ici plus précisément de la Lituanie. C'est un pan de l'Histoire que l'on connait  avec Staline et toutes les horreurs qu'il a commises mais beaucoup moins connu que la déportation du peuple Juif par Hitler. J'ai donc appris ou réappris bon nombres de choses et en cela je trouve que ce roman est bénéfique pour tous publics.

L'écriture est fluide et agréable à lire. Les notes de l'auteur à la fin sur la guerre en Lituanie sont vraiment intéressantes. Elles nous permettent une meilleure compréhension sur la situation de ce pays des années durant. 

Un livre touchant, pleins d'émotions avec des personnages attachants et qui forcent l'admiration. 


Citation: "Nous allons retourner à la maison. Continue à penser à ton père et à notre maison. Il faut à tout prix que nous la gardions vivante dans nos coeurs. Si nous y parvenons, ajouta-t-elle en me lâchant et en me regardant bien en face, nous réussirons aussi à rentrer chez nous. 


Un mot sur l'auteur:  Ruta Sepetys est née d'un père réfugie lituanien.  Elle étudie la finance internationale au Hillsdale College et vit quelque temps en Europe. Puis elle part pour Los Angeles afin de travailler dans l'industrie de la musique.  Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre (Between Shades of Gray, 2011) est son premier roman.


Mon appréciation: 4/5


mardi 18 février 2014

Max de Sarah Cohen-Scali

Date de Parution: Mai 2012
Édition: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 480 pages
ISBN: 2070643891


Quatrième de couverture:  "19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l'on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l'enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans Loi. Sans rien d'autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d'aimer. Heil Hitler !"



Mon avis: Un roman coup de poing comme je n'en avais pas lu depuis longtemps! Je crois avoir accroché dès la première ligne! 

Max, premier né de la race aryenne fait parti du programme Lebensborn mis en place par Hitler et Ebner durant la Seconde Guerre Mondiale. Dès le début, la parole est donnée au jeune Max même si celui-ci n'est encore qu'un bébé ce qui constitue pour moi la première originalité à ce roman et lui donne également de la force.
Ses pensées sont dures, froides, il voue un culte à Hilter alors qu'il ne sait même pas encore parler. Sa plus grande peur est de ne pas correspondre aux critères choisis par Hilter pour être le futur aryen: cheveux les plus blonds possibles, yeux bleus les plus clairs possibles également et, chaque partie du corps mesurée, inspectée...Les enfants non retenus sont alors éliminés. 
Dès son plus jeune âge il se met au service des nazis et aide dans certaines missions dont certaines consistent en l'enlèvement d'enfants polonais...

Ce roman incroyablement bien documenté fait froid dans le dos et certains passages sont d'une grande violence. On en apprend beaucoup sur cette période de l'Histoire et notamment sur l'endoctrinement de ces jeunes allemands.
L'auteur a su susciter avec brio une certaine curiosité et en même temps un sentiment d'effroi.
Sa plume est parfois cassante, dure, glaciale mais la narration n'en reste pas moins intéressante pour le lecteur.



Citation: "Notre Führer bien-aimé a dit : 'Nous devons construire un monde nouveau ! Le jeune Allemand du futur doit être souple et élancé, vif comme un lévrier, coriace comme du cuir et dur comme de l'acier de Krupp !'
Voilà. C'est exactement ce que je veux : être souple. Élancé. Vif. Dur. Coriace. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d'aimer. Je combattrai au lieu de prier."



Un mot sur l'auteure:  Sarah Cohen-Scali est née au Maroc. Elle est licenciée en philosophie. Elle a suivi des études d'art dramatique avant de commencer à écrire pour les enfants. Elle a publié une vingtaine d'ouvrages pour la jeunesse mais aussi pour adultes, en particulier des romans noirs. 



Mon appréciation: 5/5
Un roman dur et froid mais indispensable à lire!




samedi 8 février 2014

A comme Association Tome 1 de Erik L'Homme

Date de parution: octobre 2010
Édition:  Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 160 pages
ISBN: 207063468X



Quatrième de couverture:  Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Bon, mais depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l adresse ultra secrète de L Association. L organisation a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Et les stages de L Association ne se déroulent pas vraiment autour de la photocopieuse ! Armé d une bombe lacrymogène au jus d ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue. Attention au retour du jet d ail !

Mon avis: Dans ce tome nous suivons les aventures de Jasper, 15 ans, adolescent maladroit et dôté d'un humour bien à lui. Il fait partie de l'Association qui demande une grande discrétion à ses membres. Le chef l'envoie en mission et Jasper se trouve au milieu d'une vente de drogues entre Normaux et Anormaux. Est-ce que sa magie lui suffira à ce sortir de ce mauvais pas ?

Ce que j'ai vraiment aimé dans ce livre c'est l'humour et les jeux de mots que son auteur y met! On en a déjà un bel exemple avec la dernière phrase de la quatrième de couverture..On s'imagine aisément cet ado pas forcément très bien dans sa peau, qui rame avec les filles et qui fait des blagues qui ne sont pas toujours excellentes mais c'est ce qui fait son charme!

Au niveau du fantastique, il est bien traité et approfondi. On a même droit à quelques formules magiques en langue celtique. Cependant je n'ai pas été très surprise par les créatures fantastiques choisies dans ce premier tome ni même par l'action en elle-même. Mise à part ce manque d'originalité pour moi, je pense que ce livre plaira à plus d'un ado!


Citation: "Désolé, je suis le roi du mauvais calembour et du jeu de mots foireux. Je ne peux pas m'en empêcher et le pire, c'est que je ne m'entraîne même pas. Je fais de l'esprit comme monsieur Jourdain fait de la prose, c'est une seconde nature!"



Un mot sur l'auteur: En 2009 ses livres jeunesse publiés sont au nombre de dix : la trilogie Le Livre des étoiles, celle des Maîtres des brisants (un space opera dont le troisième opus, Seigneurs de guerre, vient de sortir), l'album des Contes d'un royaume perdu (illustré par François Place) et Phænomen, thriller fantastique en trois tomes également qui commence à avoir du succès à l'étranger. A noter également, le livre illustré "Cochon Rouge", méconnu, sur les indiens d'Amérique.


Ma appréciation: 3,5/5
Un bon livre fantastique pour les ados

mercredi 5 février 2014

Le ciel est partout de Jandy Nelson

Date de parution: Mai 2010
Édition: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 336 pages
ISBN: 2070629724
Titre VO: The sky is everywhere


Quatrième de couverture:  Un amour brûlant, une perte dévastatrice, Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie. Alors que Bailey, sa soeur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer ?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi ? De désirer Toby ? D'être heureuse sans Bailey ? Et comment ose-t-elle rire encore ? Parfois, il faut tout perdre pour se trouver....

Mon avis: Lennie, une jeune fille de 16 ans est anéantie par la mort de sa grande sœur dont elle était très proche.  Elle ne comprend pas comment sa vie peut continuer alors que celle de sa sœur est terminée à tout jamais. Plus jamais elle ne connaitra de nouvelles joies ou de nouvelles peines en sa compagnie. Il lui manque une partie d'elle-même. 

Vient alors le temps de reprendre les cours et de retourner au lycée. Elle retrouve son amie Sarah, ses cours de musique où elle pratique la clarinette et fait la rencontre d'un nouveau: Joe. Le sourire du jeune homme l'a touche en plein cœur. Elle tombe alors rapidement sous son charme. Oui mais, a-t-elle le droit de tomber amoureuse alors que sa sœur vient de mourir ? C'est en tout cas la question qu'elle se pose.
De plus, sa relation avec Toby, le petit copain de sa sœur la tracasse. Une grande ambiguïté s'installe entre eux à cause du chagrin qu'ils partagent. Lennie va alors tout faire pour s'éloigner de lui et de son sentiment de culpabilité. 

Jandy Nelson nous emporte dans une sorte de fable où on en ressort complètement enchanté.  La perte d'un être cher est ,ici, traité d'une façon très poétique et plus que touchante. On partage la souffrance de Lennie, son envie d'aller de l'avant et son sentiment de trahir et laisser tomber sa sœur à ce moment là. Toutes les étapes du deuil apparaissent et l'auteure y  mêle aussi l'adolescence et les premiers émois amoureux. 

 C'est un livre émouvant et drôle également! Les autres personnages qui entourent Lennie ont tous quelque chose de risible: son oncle Big qui fume des joints à longueur de journée; sa grand-mère Manou qui a élevé Lennie et sa sœur est pleine d'excentricités! Elle possède notamment un jardin qui regorge des plus belles fleurs de la ville. Ces roses ont le pouvoir de faire tomber amoureux n'importe qui.

En conclusion, c'est un livre qui fait du bien et met du baume au cœur. L'amour effleure la perte d'un être cher tout comme la musique,qui a une place importante ici, caresse les pétales de rose de Manou. 


Citation: "Il y a des années de cela, j’étais allongée sur le dos dans le jardin de Manou quand Big m’a demandé ce que je fabriquais. Je lui ai répondu que j’observais le ciel. Il m’a rétorqué : « C’est une vision de l’esprit, Lennie, le ciel est partout, il commence à tes pieds."



Un mot sur l'auteur: Jandy Nelson est agent littéraire depuis une douzaine d'années et a publié des recueils de poésie. Elle a également été productrice de films et dramaturge. "Le ciel est partout" est son premier roman.


Mon appréciation: 4,5/5
Un livre plein de poésie à ne pas rater



lundi 13 janvier 2014

La délicatesse de David Foenkinos

Date de parution: 08/2009
Edition: Gallimard
Nombre de pages: 200 pages
ISBN: 978-2-07-012641-5

Résumé: Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise.


Mon avis: Une belle histoire d'amour avec des personnages touchants.

Nathalie, jeune veuve d'une trentaine d'année voit son monde s'écrouler lorsque son mari décède. Sa vie se résume alors à son travail. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Markus...

Markus travaille dans l'entreprise de Nathalie et tombe très vite amoureux d'elle. J'ai vraiment apprécié ce personnage drôle malgré lui, qui manque de confiance en soi et de qui il émane une vraie douceur et bonté.

L'auteur pose, à travers son livre, des questions intéressantes: Comment se remettre de la perte de son âme sœur et continuez à vivre? L'amour peut-il encore nous tomber dessus? Est-il possible de tomber sous le charme d'une personne qui ne nous plairait pas au premier abord? Questions importantes traitées avec beaucoup de poésie.

Ce livre porte extrêmement bien son nom car il en émane une certaine pudeur et délicatesse. C'est léger et on en redemande.
Il est également à noter que Foenkinos ponctue son texte de brefs chapitres pleins d'humour où l'on peut notamment trouver la recette du risotto aux asperges... Ces apartés sont toujours en lien avec le roman bien entendu et j'ai souri de nombreuses fois en les lisant!


Citation: "Il y a des gens formidables qu'on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu'on les rencontre au bon moment."


Un mot sur l'auteur: David Foenkinos étudie les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare. Il avoue une admiration sans bornes pour le roman Belle du Seigneur d'Albert Cohen, ce qui l'amène à décliner régulièrement le thème de l'amour dans ses œuvres littéraires. Il s'adonne principalement au roman. Ses œuvres sont empreintes d'une légèreté à la fois loufoque et jubilatoire, et pleines d'humour.


Ma note: 4/5
Une très jolie lecture..



mercredi 4 décembre 2013

La traversée de Philippe Labro

Date de parution: 03/02/1998
Édition: Gallimard
ISBN: 978-2070742233
Nombre de pages: 300 pages

Résumé :  «La maladie qui m'a conduit à la réanimation m'a emmené plus loin que la réa, bien au-delà du cap Horn, dans ce qu'il convient d'appeler une expérience de mort approchée.Au cours de cette traversée, j'ai vu et entendu toutes sortes de choses. Des monstres, des anges, des paysages et des visages, du vide et du trop-plein, de la compassion, de l'horreur et de l'amour. Aux prises avec un bouleversement constant du temps et de la durée ; quand les jours et les nuits n'avaient plus aucun sens, aucune construction ; lorsque je perdais tout repère ; lorsque je revoyais des moments de ma vie ancienne et de ma vie à venir. Lorsque deux Moi-même s'affrontaient en un dialogue permanent, quand l'un de ces deux Moi disait : - Tu vas mourir, laisse aller, c'est foutu, tandis que l'autre Moi répliquait : - Non, bats-toi, il faut vivre.»

Mon avis: Un témoignage intéressant car il nous arrive tous à un moment ou à un autre de nous demander ce qu'il y a après la vie, si la mort est douloureuse, ce que nous laisserons derrière nous, ... Des tas de questions que s'est posé Philippe Labro au moment où il a vécu La traversée.

L'auteur exprime très bien son ressenti face à la peur de mourir, son impuissance et le bonheur de s'en sortir indemne.
Cette expérience de mort approchée lui aura permis de se rendre compte de ce qui importe vraiment: l'amour de ses proches, l'altruisme, être en vie. Un retour aux fondamentaux donc. Il se rend compte que sa vie d'homme de média débordant d'énergie et ne sachant plus où donner de la tête ne lui convient plus. C'est une véritable prise de conscience qui s'opère pour l'auteur.

Il dépeint également la quotidien du personnel d'hôpital qui aident les patients à rester en vie: les médecins et professeurs mais pas seulement: les infirmières, les brancardiers, les aides-soignantes... Ces personnes pour qui nous sommes de passage mais qui prennent soin de nous, un peu comme des enfants. Pendant notre séjour à l’hôpital et particulièrement en Réa, Philippe Labro nous rappelle à quel point notre vie dépend entièrement de ces travailleurs.

En bref, la plume de Labro est parfaitement maîtrisée et mise au service de son art mais malgré tout cela, je n'ai pas "accroché" plus que ça. C'est très bien écrit et intéressant mais il m'a manqué quelque chose.Peut-être parce que je n'ai pas encore vécue cette traversée...

Citation: "Je les ai tous aimés, mais ils sont morts, et je les aime encore, puisqu’ils n’ont jamais quitté ma mémoire. Ce sont les morts de ma vie. Je me demande pourquoi je devrais les rejoindre."

Un mot sur l'auteur:  Philippe Labro est un écrivain, journaliste, réalisateur français et également auteur de chansons.

Ma note: 3,5/5