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dimanche 22 avril 2018

Le ciel est à nous de Luke Allnutt



Date de parution : Mars 2018
Editions: Cherche Midi
Nombre de pages : 448 pages

Quatrième de couverture : Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé « Le ciel est à nous ». Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines.
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire.
Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?

mardi 9 mai 2017

Mon midi, mon minuit de Anna McPartlin

Mon midi, mon minuit de Anna McPartlin

Date de parution : Avril 2017
Editions : Cherche Midi
Nombre de pages : 394 pages


Quatrième de couverture : À la suite d’un drame, le monde d’Emma, jusqu’alors rempli de promesses, s’effondre. La jeune femme plonge dans le désespoir. Ses amis font alors bloc autour d’elle pour tenter de lui redonner le goût de vivre… 
Comment survivre à la perte et au chagrin ? Quel courage l’existence peut-elle parfois exiger de nous ? 

mercredi 5 avril 2017

Une mère de Alejandro Palomas

Une mère de Alejandro Palomas

Date de parution : Mars 2017
Editions : Cherche Midi
Nombre de pages : 310 pages


Quatrième de couverture : Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s’affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu’elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d’Emma, et l’oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents.
Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher. Parviendront-ils à passer un dîner sans remous ?
Entre excitation, tendresse et frictions, rien ne se passera comme prévu.

mercredi 2 mars 2016

Les derniers jours de Rabbit Hayes de Anna McPartlin

Date de parution: Février 2016
Éditions: Le cherche-midi
Nombre de pages: 454 pages

Quatrième de couverture:  Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir : Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant ; Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille ; Marjorie, sa meilleure amie et confidente ; et enfin Juliet, sa fille de 12 ans, qu’elle élève seule. À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont se construire sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe et des préoccupations de chacun de ses membres. Si elle a perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Et Rabbit a quelques idées bien particulières pour leur faciliter la tâche. Mais très peu de temps pour les mettre en œuvre...

lundi 25 janvier 2016

Le livre d'or de Deborah Copaken Kogan

Date de parution : Octobre 2015
Éditions: Le Cherche-midi
Nombre de pages : 499 pages

Quatrième de couverture:  « Jeunes quarantenaires », Clover, Addison, Mia et Jane sont des amies de longue date : elles partageaient un appartement sur le campus d’Harvard pendant leurs études. Vingt ans plus tard, elles sont conviées à la réunion des anciens élèves. Ce week-end teinté de nostalgie les invite à réfléchir sur leur vie, ce qu’elles ont accompli ou non, ce qu’elles regrettent, ce qu’elles aimeraient encore faire. Entre leurs espoirs d’alors et les réalités d’aujourd’hui, leur existence a pris un tour inattendu. Cette réunion est aussi l’occasion pour elles de revoir leurs anciens camarades de promotion, qu’elles n’ont jamais vraiment perdus de vue. En effet, tous les cinq ans, les anciens diplômés d’Harvard doivent remplir le livre d’or, dans lequel chacun est tenu d’écrire un court essai sur sa vie, sa famille et ses projets. Mais, entre l’image que l’on veut montrer au monde et la vérité, il y a parfois une nette différence : c’est ce que découvriront les quatre amies au cours de ces quelques jours qui vont bouleverser la vie de chacune d’entre elles.

Mon avis: Ce roman me tentait depuis de nombreux mois, bien avant sa sortie. Le résumé est selon moi plutôt alléchant et la couverture superbe et originale.  Malheureusement, le coup de cœur attendu ne s'est pas produit.

Nos quatre héroïnes vivent des vies bien différentes. Addison est l'artiste en mal de reconnaissance et qui a de gros problèmes avec son mari Gunner. Clover, a bien réussi professionnellement mais elle ne peut pas avoir d'enfant. Mes deux personnages préférés: Mia, mère de quatre enfants, heureuse en mariage mais qui a mis sa carrière de comédienne de côté et Jane qui après avoir perdu son mari et sa mère ne survit que grâce à sa fille Sophie. Des personnalités bien différentes les unes des autres: de la plus égoïste à la plus touchante. Ces anciennes colocataires ne s'imaginaient pas lorsqu'elles étaient encore étudiantes qu'elles auraient cette vie-là. Entre déception, nouveaux choix à faire nous les suivons pendant quasiment 500 pages et malgré toute ma bonne volonté je me suis ennuyée. En réalité, j'ai vraiment eu l'impression de percevoir les adolescentes pourries gâtées qu'elles ont été et leurs problèmes me sont passés par dessus la tête! J'ai vraiment ressenti un manque cruel d'émotion pour la plupart d'entre elles et je ne vois pas comment j'aurais pu entrer en empathie avec elles. Le seul moment qui m'a fait sourire est la dernière partie du livre où les problèmes deviennent tels qu'elles ne peuvent plus faire semblant et que des choix s'imposent. Les situations cocasses m'ont bien fait rire. 
Hélas, ce n'est pas le roman feel good que j'attendais et les soucis divers de ces femmes, anciennes élèves d'Harvard sont bien loin de la réalité du commun des mortels. 

 ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Le Cherche Midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Deborah Copaken est une auteure et photojournaliste américaine. avant de commencer une carrière d'écrivain, elle était produtrice TV (ABC et NBC) et photographe de guerre.

 

lundi 9 novembre 2015

Amelia de Kimberly McCreight

Date de parution: Août 2015
Éditions: Le Cherche Midi
Nombre de pages: 528 pages

Quatrième de couverture:  New York. Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Malgré un rythme professionnel soutenu, elle arrive tout de même à être à l’écoute de sa fille, une adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secret l’une pour l’autre. C’est tout du moins ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de St Grace, l’école d’Amelia. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle comprend vite qu’elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Le désespoir laisse peu à peu place à l’incompréhension : pourquoi une adolescente en apparence si épanouie déciderait-elle de mettre fi n à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable jusqu’au jour où elle reçoit un SMS anonyme qui vient tout remettre en question : « Amelia n’a pas sauté. » Obsédée par cette révélation, Kate commence alors à s’immiscer dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas aussi bien qu’elle le croyait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, Kate va tenter de reconstruire la vie de sa fille afi n de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. Elle va devoir affronter une réalité beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 Mon avis: Une mère qui doit faire face à la cruelle vérité pour découvrir ce qu'il s'est vraiment passé quand sa fille est morte. Un livre intéressant de par les thèmes abordés surtout concernant l'adolescence en souffrance et le harcèlement qui peut détruire. Amelia représente l'adolescente idéale: elle travaille très bien à l'école, elle est obéissante et compréhensive par rapport au travail de sa mère qui l'accapare beaucoup. Mais cela ne l'empêche pas de se retrouver dans la tourmente et dans une totale incompréhension vis-à-vis de ses camarades. Le livre alterne entre ce qu'apprend la mère d'Amélia après sa mort et des passages qui se situent avant sa mort et qu'Amélia nous raconte. Sa mère entreprend donc une longue recherche car elle ne croit pas à la thèse du suicide. Elle va aller de découvertes en découvertes pour arriver à comprendre ce qu'il s'est passé dans la vie de sa fille avant sa mort. De nombreux rebondissements apparaissent à la fin du livre. Un peu trop pour moi. Au final, de nombreuses personnes ont joué un rôle dans la chute d'Amélia ce qui m'a un peu dérangée. Ça faisait trop pour moi et peu crédible. 

Un livre qui m'a tout de même globalement séduite de par sa construction et les thèmes abordés. J'ai souffert pour cette jeune fille qui n'arrive pas à se sortir de cet enfer. Un sentiment de solitude que j'ai éprouvé pour la fille mais aussi pour la mère. 

 ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Le Cherche midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Kimberly McCreight est une auteur américaine.  Son premier roman, Amélia  (Reconstructing Amelia) rencontre un vif succès et est nominé pour de nombreux prix littéraire.  Elle vit a Brooklyn avec son mari et ses deux filles 

 

mercredi 15 juillet 2015

Un doux pardon de Lori Nelson Spielman

Date de parution: Mai 2015
Éditions: Cherche Midi
Nombre de pages: 434 pages

Quatrième de couverture: Hannah Farr est une personnalité en vue de La NouvelleOrléans. Animatrice télé, son émission quotidienne « The Hannah Farr Show » est suivie par des milliers de fans, tandis que côté cœur, elle fi le depuis deux ans le parfait amour avec Michael Payne, le maire de la ville. Mais la vie toute tracée d’Hannah va être bousculée par deux petites pierres. Ces « pierres du pardon », une idée lancée par l’une de ses anciennes camarades de classe, connaissent un immense succès aux États-Unis. Le concept est simple : si vous avez quelque chose à vous faire pardonner, il suffit d’envoyer une lettre d’excuse à la personne que vous avez blessée, accompagnée de deux pierres. Si le destinataire accepte vos excuses, il vous renvoie une des deux pierres et utilise la seconde pour, à son tour, demander pardon à quelqu’un. Les deux « pierres du pardon » reçues par Hannah, bien inoffensives à première vue, vont toutefois la forcer à replonger dans son passé. Un passé qu’elle avait soigneusement écarté depuis de nombreuses années. Et toutes les certitudes de sa vie vont être balayées comme un château de cartes. Est-il encore temps de changer le destin ?


Mon avis:  C'est le deuxième roman de l'auteure que je lis et j'ai pu retrouver sa patte assez caractéristique avec celui-ci. 

Hannah voit sa vie prendre un nouveau tournant le jour où elle reçoit les Pierres du Pardon. Un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur. Il faut savoir qu'elle est l'une des premières personnes à en avoir reçue par la créatrice du concept  Fiona Knowles. Concept assez simple: on envoie deux pierres avec une lettre d'excuse et dans laquelle on demande le pardon de la personne blessée. 
Cette personne doit à son tour renvoyer la première pierre en guise de pardon accordé et continuer la chaîne avec la seconde pierre... Hélas toutes les vérités ne sont pas forcément bonnes à dire  et Hannah va en faire les frais. Tout acte a une conséquence positive ou négative. Un thème basique approché d'une façon intéressante et qui soulève des questions: Suffit-il de dire "je suis désolé" pour que tout soit oublié? Offrir son pardon semble bien plus complexe.

J'ai aimé découvrir les différents mensonges des personnages du roman car ils étaient plus originaux que je ne l'aurais pensé. Par ailleurs, je trouve que cette auteure a le don de mettre son héroïne au pied du mur, comme dans son premier roman.  Ceci  est toujours l'occasion de repartir du bon pied et de prendre un nouveau tournant dans sa vie personnelle. De plus, certains revirements de situations à la fin du livre ont permis de mettre un peu de piquant dans ma lecture ce que j'ai apprécié. Sans cela je n'aurais peut-être pas été autant charmée... En bref, un livre idéal pour l'été ainsi que son premier roman d'ailleurs.

♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions du Cherche Midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteure:  Lori Nelson Spielman est enseignante. Elle vit à East Lansing, Michigan, avec son mari. Demain est un autre jour est son premier roman. Les droits d’adaptation cinématographique en ont été achetés par la Fox. 

 

lundi 23 mars 2015

Partir de Tina Seskis

Date de parution: Mars 2015
Éditions: Le Cherche Midi
Nombre de pages: 416 pages
Titre VO:  One step too far


Quatrième de couverture:  Parfois, il faut savoir quitter sa vie... Un matin comme un autre à Manchester. Ben Coleman se réveille, sa femme Emily n'est pas près de lui. Elle n'est pas non plus dans la maison. Il commence à la chercher, sans trop d'inquiétudes... au début. Londres. Ce matin, Emily est arrivée en train de Manchester. Derrière elle, elle a laissé sa vie. Un mari charmant, un fils adorable, une maison ravissante. Sa nouvelle existence ? Une fausse identité, un appartement miteux, un travail sans avenir... Qu'est-ce qui peut ainsi pousser une femme à abandonner une vie en apparence équilibrée ? Que cherche-t-elle à fuir ?


Mon avis: Voilà un thriller qui me tentait beaucoup. Il faut avouer que le résumé est pour le moins intriguant. J'ai d'emblée eu envie de savoir pourquoi cette femme quittait enfant et mari pour s'enfuir loin d'eux ? Quel secret peut-elle bien cacher ?

Le livre commence sur la fuite d'Emily qui nous raconte sa propre histoire au fil des chapitres. Ils sont alternés afin d'avoir une vision de sa vie actuelle mais également de sa vie passée. C'est une façon de procéder que j'apprécie particulièrement car de cette façon nous sommes tenus en haleine. Cependant, il ne faut pas s'imaginer que les chapitres concernant sa vie passée nous éclaire beaucoup sur les raisons de  son départ. L'auteur a très bien su ménager le suspense et ce n'est qu'à la fin du livre qu'on a le fin mot de l'histoire.

Emily est une jeune mariée heureuse. Mère d'un petit garçon et vivant dans une belle maison il semble que rien ne puisse gâcher son bonheur. Sa vie de famille l'a rend heureuse et elle décide même de cesser de travailler pendant un temps pour pouvoir s'en occuper au mieux. 
Son mari Ben est quelqu'un de très attentionné, aimant. Ils semblent tous les former un couple parfait. La manière dont leur histoire d'amour nous ait racontée m'a fait penser à deux âmes sœurs.
La seule ombre au tableau est la sœur jumelle d'Emily: Caroline. Dès son plus jeune âge, Caroline a compris la préférence qu'avait leur mère pour Emily. Dès lors, une rivalité va se mettre en place et va plonger Caroline dans un abime profond. Elle n'aura de cesse de se démarquer de sa sœur jumelle afin de mieux attirer l'attention sur elle. Un profond mal-être qui est touchant chez cette jeune femme. 

Concernant sa vie actuelle ou plutôt nouvelle, Emily trouve un logement miteux mais se crée une nouvelle amitié avec Angela. Dès cet instant, Emily n'existe plus mais Cat prend la relève. Le moins qu'on puisse dire c'est que la vie de Cat va être bien différente de celle d'Emily, beaucoup plus sage en comparaison. Angela va l'aider à surmonter des moments difficiles alors même qu'elle n'est au courant de rien concernant son passé. Malheureusement, tout secret a un prix et Emily va en faire l'expérience en prenant un chemin dangereux.

La fin du roman m'a totalement scotchée! Je ne l'ai absolument pas vu venir. Un coup de théâtre savamment mené par l'auteur. Je n'en revenais pas. En fait, j'ai eu la sensation de m'être faite avoir mais dans le bon sens du terme. Un thriller est fait pour nous surprendre, c'est en tout cas ce que j'apprécie avec ce genre de livre. Pour le coup c'est une jolie réussite. Autant l'auteur a su m'emporter et me charmer par les petits détails qu'elle glisse tout au long des chapitres, autant la fin est remarquable. Une très belle surprise que je recommande. 

♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Le Cherche Midi pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur l'auteur:  Tina Seskis a grandi dans le Hampshire, un comté anglais situé sur la côte sud de la Grande-Bretagne, où son père travaille pour British Airways et où sa mère exerce la profession de vendeuse. Élevée avec un brin d’excentricité par des parents passionnés de voyages, elle parcourt les quatre coins du monde. Avant de commencer à écrire, elle a étudié à l’Université de Bath, puis a travaillé pendant plus de vingt ans dans le marketing et la publicité digitale. Été 2010, alors que sa mère commence à se plaindre d’une fatigue inexplicable, elle commence Partir (One Step Too Far), son premier roman. Elle écrivait partout - à l’hôpital, dans l’avion pour Dublin, chez des amies, dans le jardin - tant elle voulait le terminer vite. Elle dédie ce premier roman à sa mère car elle a terminé la première mouture quelques jours avant sa disparition. Tina Seskis vit à Londres avec son mari et son fils.

 



mardi 10 février 2015

Le musée de l'inhumanité de William H. Gass

Date de parution: Février 2015
Éditions: Le Cherche Midi
Nombre de pages: 573 pages


Quatrième de couverture:  Joseph Skizzen est un fils d'immigrés autrichiens ayant fui leur terre natale à l'orée de la Seconde Guerre mondiale pour se réfugier aux États-Unis. La vie entière de Joseph est placée sous le signe de l'imposture. Ses parents se sont fait passer pour Juifs afin de négocier leur fuite. Puis le père a abandonné sa famille du jour au lendemain. Livré au « rêve américain », Joseph a grandi, guidé par une règle unique : rester dans la médiocrité pour ne pas se faire remarquer. Devenu professeur de musique, Skizzen, gagné par la misanthropie, a installé dans son grenier un musée particulier : le musée de l'Inhumanité. Il y accumule les témoignages de la nature fondamentalement mauvaise de l'homme.


Mon avis: Ce qui m'a de suite attiré dans cette parution est l'idée si originale d'un musée de l'inhumanité crée par le personnage principal. Je ressors au final déçue car j'ai l'impression que l'idée n'a pas été menée à terme malgré le fort potentiel de départ.

Joseph, le personnage principal de ce roman est un personnage que je n'aie pu cerner. Il a un côté très étrange car il ne se sociabilise pas le moins du monde. Les autres ne l'intéressent pas et il passe son temps à leur donner des surnoms assez surprenants. En réalité, ce qui lui plait vraiment c'est la musique, surtout classique ainsi que les livres. Par ailleurs, un de mes passages préférés du livre se situe au moment où le jeune Joseph travaille dans une bibliothèque. 
Je me suis dit que cette volonté de se tenir à l'écart du monde social tient dans la façon dont le père est parti. Du jour au lendemain, Joseph, sa mère et sa sœur se sont retrouvés seuls, sans aucune nouvelle de lui. 

Les chapitre du livre s'alternent entre la vision du Joseph devenu adulte, professeur dans une université enseignant des cours de musique et le Joseph plus jeune, qui se cherche et a du mal à trouver sa voie et surtout un sens à la vie. Il tient cependant à sa médiocrité. Il fait en sorte de ne pas sortir du lot ou se faire remarquer. Il est en quelque sorte spectateur de la vie. 
 Mais, encore une fois aucune explication réelle n'est donnée par l'auteur dans le livre. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi ce qui m'a poussée à émettre des hypothèses.

De plus, je m'attendais à lire un livre traitant plus de la Seconde Guerre Mondiale et en réalité ce ne fut pas le cas. Le musée de l'inhumanité que Joseph se constitue dans le grenier de la maison familiale ne concerne que peu de pages également. 
Je n'ai pas compris où l'auteur voulait vraiment en venir et je me suis sentie dépassée par son style d'écriture à de nombreuses reprises. Trop original pour moi je pense. La construction du roman n'est pas très claire et assez difficile à suivre malheureusement.

En bref, une idée de départ très séduisante qui n'a pas été suffisamment élaborée par l'auteur. C'est un livre original et certainement un peu trop pour moi.

♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Le Cherche Midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  William H. Gass est né en 1924 à Fargo. Dès la publication de son premier roman, La Chance d’Omensetter, en 1966, il est reconnu comme l’un des écrivains les plus prometteurs depuis Faulkner. Il faudra attendre 1995 pour lire son second roman, Le Tunnel (coll. Lot 49, 2007), ouvrage hors norme auquel il a travaillé plus de trente ans.

mardi 11 novembre 2014

Enon de Paul Harding

Date de parution: Août 2014
Éditions: Cherche Midi
Nombre de pages: 288 pages
ISBN: 978-2-7491-2080-5


Quatrième de couverture:  « La plupart des hommes de ma famille font de leurs épouses des veuves, et de leurs enfants des orphelins. Je suis l'exception. Ma fille unique, Kate, est morte renversée par une voiture alors qu'elle rentrait de la plage à bicyclette, un après-midi de septembre, il y a un an. Elle avait treize ans. Ma femme Susan et moi nous sommes séparés peu de temps après. »
Ainsi commence Enon, du nom de la bourgade de Nouvelle-Angleterre où Charlie Crosby, détruit par cette tragédie, va entamer une longue descente aux enfers qui le mènera aux confins de la folie. Dans un paysage de fin du monde, Charlie se débat avec les démons de la drogue et le peuple des fantômes qui ne cessent de l'assaillir : celui de sa fille, dont l'existence trop brève se reconstitue à travers le prisme de ses souvenirs chaotiques, mais aussi celui des autres morts d'Enon, endormis sous la terre du petit cimetière paroissial que hante Charlie, errant nuit et jour à la recherche de la délivrance.


Mon avis: Ce livre m'a interpellé de par son thème: celui de la perte et du deuil. Sujet qui se rélève très bien traité dans cette histoire malgré quelques éléments que j'ai moins apprécié.

Charlie se retrouve seul suite à la mort de sa fille, Kate, renversée par une voiture et par le départ de sa femme. Au fil des pages, on voit ce personnage se dégrader, perdre toute once de vie, et dépérir. Il tombe dans la drogue et sort très peu de chez lui si ce n'est pour aller au cimetière et acheter sa dose de drogue.
 Peu à peu, ses souvenirs affluents au travers de son enfance passée aux côtés de son grand-père, des différentes personnes qui ont habités le village d'Enon. 

Ce que j'ai aimé dans ce livre et, qui ne peut que, toucher n'importe qui selon moi est la mort que subit ce père. Il n'arrive pas à se remettre de la mort de sa fille et j'ai vraiment ressenti de l'empathie pour lui.
Malgré cela, je n'ai pas adhéré totalement à ce livre à cause des nombreuses longueurs qui le composent. J'ai effectivement ressenti certains passages comme très longs, ce qui pour d'autres lecteurs ne sera peut-être pas le cas d'ailleurs. Les moments où Charlie se remémore la réparation d'une horloge avec son grand-père m'a paru très long et avec peu d'intérêt au final....En fait, j'ai aimé la façon dont l'auteur a traité la question de la perte mais très peu de choses en rapport avec le village d'Enon en soit. Qu'il s'agisse d'anecdotes, des descriptions du village...

Par ailleurs, le style de l'auteur est assez particulier. Je ne le connaissais pas et j'ai été un peu surprise par les figures de style utilisées. En effet, j'ai ressenti des longueurs au niveau de l'histoire elle-même mais aussi à cause, je pense, des phrases qui n'en finissent plus et courent sur de longs paragraphes ponctuées seulement de virgules...

En bref, une lecture mitigée malgré mon engouement premier. A lire pour le thème abordé.


♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Cherche Midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Les Foudroyés est le premier roman de Paul Harding. Publié aux États-Unis à 3 500 exemplaires par une petite maison d’édition, il a reçu le prix Pulitzer 2010.