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mercredi 27 mars 2019

Le jardin des fleurs secrètes de Cristina Caboni


Date de parution : Février 2019
Editions : Presses de la cité
Nombre de pages : 464 pages


Le jour où Iris Donati découvre qu’elle a une soeur jumelle sa vie prend un nouveau tournant.

jeudi 22 février 2018

L'enfant de mon mari de Deborah O'Connor

L'enfant de mon mari

Date de parution : Janvier 2018
Editions : Presses de la Cité
Nombre de pages : 351 pages

Quatrième de couverture : Heidi et Jason ne sont pas un couple comme les autres. Ils se sont rencontrés dans un groupe de soutien pour parents dont les enfants ont disparu. Elle a perdu sa fille Lauren assassinée à seulement douze ans. Il cherche son fils, Barney, disparu à l’âge de trois ans.

Cinq ans plus tard, Heidi aperçoit un petit garçon qui ressemble étrangement à Barney. Et même si Jason pense à une simple coïncidence, Heidi s’accroche à sa conviction et ne peut s’empêcher de fouiner. L’enfant aperçu est-il réellement Barney ou Heidi est-elle simplement devenue folle ?

mardi 23 janvier 2018

28 jours de David Safier

28 jours de David Safier

Date de parution : Octobre 2017
Editions : Presses de la cité
Nombre de pages: 416 pages


Quatrième de couverture : Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu'elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l'imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.

jeudi 2 novembre 2017

Le royaume du crépuscule de Steven Uhly

Le royaume du crépuscule de Steven Uhly

Date de parution : Septembre 2017
Editions : Presses de la Cité
Nombre de pages : 624 pages

Quatrième de couverture : De l'hiver 1944 au printemps 1987, entre l'Allemagne déchirée et Israël naissante, la saga des victimes, des bourreaux, et de leurs héritages.
Il y a Margarita, une Juive polonaise enceinte qui tue un lieutenant nazi, les époux Kramer, le couple qui la cache. Il y a Anna, une Allemande sauvée d'Auschwitz par sa beauté, Shimon, son fils, Sarah, Ruth et tous ceux qui tentent de reprendre pied après les camps, et Peretz Sarfati, ce sioniste de la première heure, décidé à ramener en Terre promise ses coreligionnaires. Enfin, il y a le temps. Et des enfants de la guerre devenus grands qui tentent de recomposer le puzzle. 

jeudi 9 juin 2016

Nos années sauvages de Karen Joy Fowler

Date de parution : Avril 2016
Éditions: Presses de la cité
Nombre de pages : 364 pages

Quatrième de couverture : Il était une fois deux sœurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa sœur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler… jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa sœur pas tout à fait comme nous…

samedi 2 avril 2016

Une année particulière de Thomas Montasser

Date de parution : Mars 2016
Éditions: Presses de la cité
Nombre de pages: 176 pages

Quatrième de couverture :  " Ma nièce Valérie doit s'occuper de tout. " Se retrouver un beau matin avec une librairie sur les bras, Valérie ne s'y attendait pas. Pour elle qui se destinait à une brillante carrière de consultante internationale en économie, quel cadeau empoisonné ! La jeune femme va pourtant se laisser prendre au jeu et, indépendamment des comptes de la boutique au bord de la faillite, découvrir la littérature. Kafka, Dickens, Calvino, Pessoa... Une tasse de thé à ses côtés, elle dévore avec joie tout ce qui lui tombe sous la main. Texte après texte, échange après échange avec les clients peu banals du magasin, Valérie commence à prendre goût à sa nouvelle vie, mais c'est un roman singulier intitulé Une année particulière et la rencontre d'un charmant inconnu qui l'aideront à écrire le chapitre décisif de son existence... Une touche d'humour et de fantaisie, de la sensibilité et, surtout, une foule de livres, qu'on aurait presque envie de ranger du côté des personnages. S'il est des romans qui donnent envie de lire et d'aller fureter dans les rayons des librairies, c'est bien celui-ci.

mardi 8 mars 2016

Le parfum des sentiments de Cristina Caboni

Date de parution: Janvier 2016
Éditions:  Presses de la cité
Nombre de pages : 480 pages

Quatrième de couverture: Quand Elena, vingt-six ans, surprend son petit ami avec une autre dans la cuisine du restaurant dont ils ont tous deux la gestion, son univers s'écroule. Elle, qui pensait avoir enfin trouvé l'équilibre après une enfance malheureuse, doit maintenant affronter la vie seule et cesser d'avancer avec des œillères. Il est temps qu'elle accepte son don, celui que chacune des femmes de sa famille s'est transmis au fil des siècles : la capacité à traduire les sentiments et les atmosphères en parfum. Elle quitte alors Florence pour s'installer à Paris, où elle est recrutée par un parfumeur de renom. Et, quand elle fait la rencontre du mystérieux Cail McLean, le bonheur semble enfin à portée de main. Pourtant...

mardi 27 octobre 2015

L'aviatrice de Paula McLain

Date de parution: Octobre 2015
Éditions: Presses de la cité
Nombre de pages: 400 pages

Quatrième de couverture: Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi, qui vivent sur les terres paternelles. Cette éducation non-conventionnelle pour quelqu'un de son rang fait d'elle une jeune femme audacieuse et farouche, qui voue un amour sans bornes à la nature sauvage et se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées – elle tombe éperdument amoureuse de Denys Finch Hatton, l'amant de l'auteure Karen Blixen –, Beryl va peu à peu s'imposer comme l'une des femmes les plus singulières de son temps. Elle sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d'est en ouest... Avec pour décors les paysages majestueux de l'Afrique du début du XXe siècle, Paula McLain nous livre l'histoire d'une femme hors du commun qui n'aspire qu'à être libre.

Mon avis: L'aviatrice est un roman qui me faisait très envie car il me semblait plein de promesses. J'ai effectivement découvert une belle histoire de femmes, dont une en particulier qui n'a pas un destin commun. Je n'avais d'ailleurs pas compris que ce livre est inspiré d'une histoire vraie. Un beau travail de la part de l'auteure pour ce roman enchanteur.

Dès le début de ma lecture j'ai été ravie de découvrir le style d'écriture de l'auteure. Il est très poétique et a su me charmer. Ajoutons à cela une histoire qui nous embarque et nous avons tous les éléments pour faire de ce livre un bon livre.

L'aviatrice est un roman d'amour, impossible malheureusement. Beryl qui est une jeune femme très libre, se marie tôt avec la mauvaise personne. Par la suite, ses choix s'en trouveront affectés car elle est d'une nature indépendante et elle ne souhaite pas avoir de nouveau une mauvaise expérience. Cette histoire d'amour, que l'on suit tout le long du livre, est impossible car Denys est en couple avec Karen, une amie en commun. Je dois avouer que ce que j'ai apprécié avec Beryl est sa force de caractère. Elle n'est jamais soumise. Elle est certes touchée par l'impossibilité de vivre son histoire avec Denys mais elle trouve la force de penser à elle et ne pas s'oublier. Les chevaux sont pendant longtemps sa priorité et sa grande passion. Puis, l'avion qui sera la cause de nombreuses tragédies dans sa vie.

L'auteure a su dépeindre et mettre en relief un personnage féminin, très riche. J'ai apprécié la suivre et en apprendre plus sur cette femme hors du commun. J'ai été, parfois , un peu déroutée par ses choix qui peuvent donner d'elle une image de quelqu'un d'égoïste. Cela tient à sa grande liberté évidemment. 
De plus, j'ai appris de nombreuses choses sur l'Histoire, notamment la relation entre les colons et les tribus. L'Afrique est à ce moment-là synonyme d'exotisme pour ces riches anglais et aussi synonyme d'aventures. Des relations entre les hommes et les femmes également, qui sont libérées bien souvent. J'ai été un peu étonnée de voir à quel point les couples de façon générale se font et se défont. En bref, l'Aviatrice est un livre qui est très riche par bien des aspects avec en prime un style d'écriture magnifique.

♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité et Babelio pour cette lecture et ce partenariat.



 

dimanche 27 septembre 2015

Paradis amer de Tatamkhulu Afrika


Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Presses de la cité
Nombre de pages: 304 pages

Quatrième de couverture: Un vieil homme, Tom Smith, reçoit une lettre et un colis de la part d'une personne qu'il n'a pas vue depuis cinquante ans : Danny, avec qui il fut prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un camp dirigé par les Italiens, en Afrique du Nord. Dans cette intimité contrainte, tous deux se surprirent à ressentir l'un pour l'autre des sentiments très forts qui les aidèrent à supporter les conditions terribles de détention, mais qui furent aussi source de conflits violents et passionnés. Lorsque la guerre s'acheva, leurs routes se séparèrent... 

 Mon avis: Ce livre a su susciter mon intérêt dès lecture de la quatrième de couverture. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas banal de découvrir un témoignage sur une relation amoureuse entre deux hommes pendant la guerre. Un point de vue, une histoire que j'ai eu envie de découvrir pour cela.

Le jeune Tom se retrouve bien malgré lui (et comme beaucoup d'autres évidemment) au milieu de cette guerre. Son caractère ne l'aide pas car il n'est pas courageux et préfère suivre les autres. Il n'a donc rien d'un leader mais cela ne l'empêche pas de s'attirer l'affection de Douglas. Un ancien infirmier qui va lui éviter quelques misères. Il s'agit d'une amitié un peu à sens unique car Douglas a des façons de s'exprimer plutôt efféminées. Une façon d'être qui dérange beaucoup de soldats et de prisonniers et Tom également. Malgré cela, ils restent amis d'autant plus que Tom a beaucoup à y gagner.

Le véritable changement qui va avoir lieu dans sa vie de prisonnier est sa rencontre avec Danny. Un jeune homme qui pratique la boxe et dont le corps ne laisse pas indifférent Tom. Une relation d'amitié assez exclusive naît mais les choses n'iront pas plus loin. Je suis désolée de devoir le dire et révéler une partie du livre mais il ne se passe pas grand chose il faut bien l'avouer. Je m'attendais vraiment à une histoire d'amour dans un contexte très particulier certes et en réalité il n'y a rien. Tom et Danny se battent contre leur attirance mutuelle car ils ne sont pas homosexuels. Danny est marié et souhaite vite retrouver sa femme pour avoir des enfants. Il a en horreur les autres hommes du camp qui ont des relations entre eux. Une ligne à franchir qui ne le sera pas et c'est tout là l'art de l'auteur. Tous deux ne sont pas homosexuels mais les hommes peuvent être attirés par d'autres hommes. Où est la place de l'étiquette, de l'identité ? De la virilité ? Est-ce une attirance passagère ou de l'amour ? Des questionnements et un livre tout en nuance qui doit sa réussite en cela. Pour ma part, j'en attendais plus cela reste donc mitigé pour moi. Je pense tout de même que c'est un livre à découvrir pour s'approcher un peu plus de la complexité de l'homme même dans les pires moments de sa vie. 

♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les Presses de la cité et Babelio pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Poète et écrivain, Tatamkhulu Afrika (1920-2002) est né en Égypte d'un père égyptien et d'une mère turque. Ses parents meurent lorsqu'il est encore enfant, il est alors recueilli par des amis de la famille en Afrique du sud. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, tandis qu'il se bat en Afrique du Nord, il est fait prisonnier à Tobrouk, en Libye ; c'est cette expérience qui sera à l'origine de la rédaction de Paradis amer. De retour dans son pays d'adoption, il devient fervent militant anti-apartheid, et se retrouve enfermé pendant onze ans dans la même prison que Nelson Mandela.


dimanche 26 juillet 2015

Le doute de S. K. Tremayne

Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Presses de la cité
Nombre de pages: 380 pages

Quatrième de couverture:  Un an après le décès accidentel de Lydia, l'une de leurs filles jumelles, Angus et Sarah Moorcroft décident de tout recommencer en changeant d'environnement. Ils rejoignent alors une petite île écossaise qu'ils ont héritée de la grand-mère d'Angus. Mais l'emménagement ne se passe pas aussi bien que prévu ; Kirstie, leur fille survivante, se met à affirmer qu'elle est en réalité Lydia. Alors qu'un brouillard glacial enveloppe l'île, l'angoisse va grandissant… Que s'est-il vraiment passé en ce jour fatidique où l'une des deux sœurs a trouvé la mort ?


Mon avis: Un thriller avec un résumé alléchant, une couverture glaçante et un rapprochement avec le livre Les apparences fait par la maison d'édition. Voilà ce qui m'a donné envie de découvrir ce livre...

Le roman débute alors qu'une des deux jumelles est décédée depuis quelques mois déjà. On entre directement dans le quotidien de Sarah et Angus Moorcroft qui décident de partir s'installer en Écosse. Les chapitres s'alternent avec les points de vue des deux parents mais c'est bien la mère qui nous raconte son histoire et son quotidien. Une mère de plus en plus inquiète pour sa fille rescapée qui adopte un comportement de plus en plus étrange. De son côté, son mari boit son chagrin dans l'alcool et tous les deux ne communiquent quasiment plus. Peu à peu quelques éléments voient le jour et on comprend bien que quelque chose cloche. Quoi ? On ne sait pas le dire de suite et des rebondissements se succèdent mais de façon assez lente. Un livre tout de même assez rythmé mais pas assez à mon goût... Je m'attendais sans doute à plus d'action ou de rebondissement fracassant.

Mais, l'auteur m'a embarquée de suite dans ce roman. Je ne saurais vraiment dire à quoi cela tient. Peut-être le style de narration avec lequel j'ai accroché ou l’intrigue en elle-même. En tout les cas, j'ai de suite été dedans. Un côté très mystérieux qu'on a envie de percer à jour. Tout le long du livre l'auteur m'a permis de m'interroger sur les ou le coupable éventuel: une des jumelles, les deux ? les parents, un des parents? La frontière avec l'innocence des enfants n'existe pas dans ce livre. Au contraire, l'auteur s'amuse avec et nous fait tourner en bourrique! La question de l'identité de la petite fille survivante n'a cessé de me hanter au fil des pages. De plus, le père semble avoir des éléments que la mère n'a pas et il nourrit une rancœur à l'égard de sa femme que l'on ne comprend pas de suite. Une ambiance familiale bien particulière en somme.

Cependant, le dénouement du livre m'a déçue. Je m'attendais à bien plus et de nombreuses questions sont restées sans réponses... J'ai donc été globalement séduite par le thème de la gémellité et du traumatisme psychologique dû à la perte de sa sœur jumelle mais la fin est en dessous. Quelques pages supplémentaires n'auraient pas été de trop avec des explications supplémentaires. 

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Presses de la cité pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  S. K. Tremayne est un des pseudonymes de l'écrivain et journaliste Sean Thomas, qui utilise également celui de Tom Knox pour certains de ses ouvrages. Né en 1963 dans le Devon en Angleterre, il a étudié la philosophie à Londres. Il se tourne ensuite vers le journalisme, et rédige des articles pour le Times, le Daily Mail, le Sunday Times, et le Guardian. 

 

dimanche 10 mai 2015

Ma grand-mère vous passe le bonjour de Fredrik Backman

Date de parution: Avril 2015
Éditions: Presses de la cité
Nombre de pages: 428 pages


Quatrième de couverture:  Elsa est une enfant solitaire. Sa seule amie est sa grand-mère, une femme fantasque, prête à tout pour faire rire sa petite-fille, même aux pires bêtises (entrer dans un zoo par effraction ; dire des insanités ; flirter avec des policiers) ! Moquée et persécutée à l'école, Elsa sait qu'elle trouvera toujours du réconfort auprès de Mamie, qui lui change les idées en lui racontant aussi de merveilleuses histoires. Puis, un jour, les contes s'arrêtent brutalement lorsque la vieille dame meurt. Elsa va alors faire son deuil en allant transmettre des lettres que sa grand-mère avait écrites pour de nombreux destinataires : lettres d'excuse, de regret et d'amour. Petit à petit, elle comprend que les contes de son aïeule s'inspiraient de personnages bien réels..

Mon avis: Je pense bien avoir rarement lu quelque chose d'aussi dingue. Et je le dis bien sûr dans le sens positif. L'auteur m'a emmené dans son monde du Pays-Presqu-Eveillé et j'ai adoré. Je pense d'ailleurs que ce livre peut tout à fait plaire aux fans d'Harry Potter étant donné qu'il s'en inspire.

Elsa a sept ans et pour seule et unique amie sa grand-mère. Une grand-mère totalement dingo! Dès le début j'ai accroché avec ce personnage tout en contraste. Alors qu'Elsa est une enfant assez solitaire, sa grand-mère lui imagine un monde qui n'appartient qu'à elles deux. Une sorte de refuge surtout dans les moments où Elsa se fait embêter à l'école, ce qui arrive souvent. C'est une petite fille différente des autres et comme nous le savons les enfants peuvent être très durs entre eux. La différence est l'apprentissage d'une vie parfois. 
Leur relation est vraiment touchante. J'ai adoré voir les excentricités de la grand-mère liées à la petite fille plus mature et rationnelle qu'elle. Cela apporte beaucoup d'humour avec un côté poétique indéniable. Bravo à l'auteur pour son invention du Pays-Presqu-Eveillé car il a su faire preuve d'une imagination spectaculaire. 

Malheureusement, lorsque sa grand-mère meurt Elsa est anéantie par le chagrin. Elle en veut a sa grand-mère de l'avoir laissé toute seule. A ce moment-là, l’histoire prend une autre dimension car Elsa se voit confier une dernière mission par sa mamie. Une sorte de grande chasse au trésor qui lui permettra d'en apprendre plus sur les habitants de son immeuble. Elsa habitait avec sa maman l'appartement juste en face de celui de sa grand-mère mais les autres habitants qui ont l'air si farfelus cachent chacun une histoire particulière. Chaque lettre donnée puis le lien qui s'établit ensuite avec la personne lui permettent d'en savoir plus sur sa grand-mère. Quel genre de femme elle a été.  

Une très belle histoire que j'aurais adoré lire en période de Noël car dans le livre l'histoire se situe pendant cette période. Parfaite pour les contes c'est bien connu. Une grand-mère rebelle, un peu folle par moments mais très humaine. Elle porte un amour inconditionnel à Elsa ce qui m'a émue. Une très jolie réflexion sur la mort des êtres chers et le sens du pardon portés par une plume poétique. 

♥ ♥
 Je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Né à Stockholm en 1981, Fredrik Backman enchaîne les petits boulots avant de devenir journaliste. En 2012, il publie son premier roman, "Vieux, râleur et suicidaire - La vie selon Ove", qui remporte un succès retentissant en Suède, avec plus de 500 000 exemplaires vendus en un an.

jeudi 19 février 2015

La fille sans nom de Angelika Klüssendorf

Date de parution: Janvier 2015
Éditions: Presses de la Cité
Nombre de pages: 208 pages


Quatrième de couverture: C'est l'histoire d'une fille livrée à la fureur destructrice d'une mère infantile et sadique. La fille se défend comme elle peut contre cette femme instable, mais aussi contre le monde extérieur : les adultes qui la jugent, ses camarades de classe qui l'évitent. Elle tourmente son petit frère, vole dans les magasins, partout elle se distingue par son comportement asocial. Jamais elle ne demande d'aide. A qui, d'ailleurs, pourrait-elle s'adresser ? Elle est seule et doit se construire seule. C'est la trajectoire bouleversante d'une fille mal aimée qui, malgré tout, possède une force et un appétit de vivre qui lui permettent d'avancer.


Mon avis: L'auteur, à travers ce roman, nous livre une histoire dure et racontée de façon assez froide. Une certaine distance qu'a choisi d'instaurer l'auteur dès le début du livre. Cela m'a perturbé un peu. 

Cette fille sans nom, est une enfant qui joue de malchance dans la vie. Elle est livrée à elle-même avec son petit frère pour compagnon d'infortune. Elle fait ce qu'elle peut pour survivre dans ce sombre monde. Aucune joie ne vient égayer sa vie. Cela m'a beaucoup touché. Je me suis demandée comment elle faisait pour continuer à vivre comme ça ?
En effet, la mère, comme elle est appelée dans le roman, est une femme horrible. La plupart du temps, elle ne s'occupe pas de ses enfants et lorsqu'elle pense à eux, elle les bat ou les enferme à la cave. Elle a un côté sadique très prononcé et m'est apparue comme un monstre. Ce qui l'intéresse en réalité est d'enchainer les conquêtes, de boire et dormir.  Les enfants ne mangent presque rien ce qui leur vaut bon nombre de moqueries de la part des autres enfants. Tout est difficile dans cet environnement. Pour arriver à se nourrir, la petite va donc voler ce qui lui vaut des ennuis avec la police plusieurs fois. 
L'auteur est parfaitement parvenue à faire ressortir l'ambiance qui régnait en RDA à cette époque de l'histoire. 
Un roman froid, très noir, il faut s'y attendre en le lisant. Pour ma part, je savais tout à fait de quoi il en retournait et ce qui m'intéressait était de faire la rencontre de cette jeune fille sans nom qui vit dans un monde emplit de difficultés. Cependant, je ne pensais pas que l'auteur adopterait un ton si neutre. J'ai vraiment eu la sensation qu'elle relatait des faits plus qu'autre chose. Elle ne cherche pas à enrober les choses mais les raconte comme elles se passent. 
La fille sans nom a su me toucher car même si le style d'écriture est particulier, il est compliqué, je pense, de rester sans empathie pour elle. Par moments, j'ai même eu envie de la secouer et de lui dire d'arrêter ses bêtises, notamment les vols. J'ai espéré une belle fin pour elle, tout le long du livre. 

En bref, un style d'écriture particulier mais cela fonctionne tout de même car La fille sans nom est émouvante.


♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Angelika Klüssendorf a grandi à Leipzig, en RDA, dans les années 1960 et a pu finalement rejoindre l'Allemagne de l'Ouest en 1985.   Elle vit aujourd'hui à Berlin et consacre son temps à l'écriture.   "La Fille sans nom" a reçu le prestigieux prix littéraire Hermann Hesse en 2014. 

 

mardi 27 janvier 2015

Nymphes de Sari Luhtanen & Miikko Oikkonen

Date de parution: Octobre 2014
Éditions: Presses de la Cité
Nombre de pages: 472 pages
Titre VO: Nymfit – Montpellierin legenda


Quatrième de couverture:  Belle, sexy et fatale. Didi est une nymphe.
Didi, chevelure de feu et visage d'ange, s'est toujours sentie, malgré son extraordinaire beauté, comme toutes les jeunes filles de son âge. A seize ans, sa principale préoccupation est sa « première fois ». Mais, lorsque cet événement tant attendu se produit enfin et que son petit ami meurt entre ses bras, Didi comprend qu'elle n'est pas tout à fait comme les autres adolescentes. Après le choc, les révélations viennent : elle est une Nymphe, condamnée à tuer tous les hommes avec qui elle fera l'amour. Et il se pourrait bien qu'elle coure un grand danger, des Satyres étant à sa poursuite...
Mythologie, suspense et romance : trois raisons de se laisser séduire par cet étonnant roman.

Mon avis:  Voilà un livre qui mêle habilement mythologie, légendes et modernité.

Didi, jeune lycéenne se révèle être une nymphe: son charme et sa beauté ensorcellent mais peuvent être fatals. Sa vie va alors basculer. Sa mère ne peut plus s'occuper d'elle et elle est prise en charge par deux autres nymphes: Kati et Nadia.
Kati est une nymphe téméraire qui veut sa liberté et ne plus dépendre des satyres, leurs maîtres. Son lien avec Didi est peu à peu mis en lumière et explique de nombreuses choses. Nadia, quant à elle, est beaucoup plus douce et possède le don de guérir. Un trio de femmes assez sulfureux car l'adolescente, Didi, n'est pas prête à se laisser faire. Ce sont des personnages attachants et intéressants surtout. Leur destin m'a interpellé
.
Plongé dans l'univers des nymphes et des satyres il est difficile d'en sortir. L'action et le suspense sont de mise tout le long du livre et s'accentuent au dénouement. C'est donc une lecture assez addictive qui a su retenir mon attention.
L'intrigue est très bien amenée et ficelée. On voit que les auteurs ont travaillé dans le monde de la télévision. D'ailleurs, je verrais bien ce livre adapté. J'ai trouvé qu'il y avait un petit côté Twilight, sans les vampires bien sûr mais avec des êtres tout aussi fantastiques et un amour impossible à vivre.
L'écriture est vraiment fluide même si ce livre est écrit à deux, ça ne se ressent pas. Il n'y a pas de rupture dans le style ou dans le fil de l'histoire.

En bref, ce livre est une jolie révélation pour moi. Une histoire envoutante et entrainante.

♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur les auteurs: Sari Luhtanen est écrivaine et traductrice.  Elle est également illustratrice pour des magazines féminins, doubleuse pour la télévision (des Simpson à New York, Police judiciaire), scénariste de bande dessinée.
Miikko Oikkonen est réalisateur et scénariste finlandais. Il a réalisé la série télévisée "Nymfit" qui, depuis le printemps 2013, a été vendue dans plus de cinquante pays. 
 




jeudi 4 décembre 2014

La séparation de Dinah Jefferies

Date de parution: Octobre 2014
Editions: Presses de la Cité
Nombre de pages: 464 pages
ISBN: 978-2258104075
Titre VO: The Separation



Quatrième de couverture: En Malaisie, la guerre civile fait rage en 1955. Chez les Cartwright, une famille de colons, le départ pour l'Angleterre est imminent : il est devenu trop dangereux de rester. Mais, du haut de ses onze ans, Emma ne comprend pas les raisons qui poussent son père à hâter les préparatifs sans même attendre le retour de sa mère, Lydia. Elle se heurte à un mur de silence et doit bientôt embarquer sur un bateau pour l'Europe avec lui et sa jeune sœur.

Après un séjour passé au chevet d'une amie souffrante, Lydia rentre chez elle pour trouver sa maison vide. Aucun signe de son mari, Alec, ou de leurs filles, ni même des serviteurs. Désespérée, elle se lance dans un périlleux voyage à travers la Malaisie pour retrouver ses enfants, sans se douter que des milliers de kilomètres les séparent.

Mon avis: Lydia se trouve séparée de ses deux filles Emma et Fleur alors qu'elle part rendre visite à une amie malade. Son mari orchestre son départ avec les deux enfants et fait croire à celles-ci que leur mère les a abandonné. De son côté, Lydia apprendra la mort de ses filles. Durant trois longues années nous suivons le point de vue de cette mère: son deuil impossible, son espoir d'oser croire encore que ses filles sont vivantes. 
Il y a également une alternance dans les chapitres avec le ressenti d'Emma, la fille aînée et la plus rebelle des deux qui ne croit pas que sa mère les ait abandonnés. Il s'ensuit une lutte sans relâche pour continuer de croire à l'impossible.

Tout le long du livre je voulais savoir si cette mère allait enfin pouvoir retrouver ses enfants. Cette histoire m'a beaucoup touché et les personnages sont très émouvants.
Dinah Jefferies nous offre sa plume qui est tout en douceur et en poésie. Son style est vraiment très beau et nous offre en prime un magnifique voyage à travers la Malaisie. Une bonne touche d'exotisme ponctue tout le long cette jolie lecture.Pour le coup, j'ai vraiment ressenti l'attachement de l'auteur à ce pays. 
C'est donc un bon livre contemporain avec un drame familial touchant et prenant. Une famille au coeur de la machination du père. 

 ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur l'auteur: Dinah Jefferies a grandi en Malaisie avant de partir pour l'Angleterre, puis l'Italie et l'Espagne. Frappée par un drame familial en 1985, elle change de vie et se consacre à l'écriture. La Séparation est son premier roman.

mercredi 30 avril 2014

Les curieuses rencontres du facteur de Skogli de Levi Henriksen

Date de parution: Septembre 2012
Éditions: Presses de la Cité
Nombre de pages: 333 pages
ISBN: 2258080339
Titre VO:  Like østenfor regnet



Quatrième de couverture:  Le jour de son cinquième anniversaire de mariage, Simon Smidesang découvre sa femme au lit avec un autre. Il démissionne de son travail de journaliste et part se réfugier dans la maison de ses grands-parents, à Skogli. Là, il devient facteur et fait la connaissance de villageois tout sauf ordinaires : un couvreur passionné d'insectes et d'oiseaux. Un vieux monsieur élégant qui l'invite à faire sa pause du midi chez lui. Une vieille dame qui, chaque année à la même date, suspend devant chez elle les costumes de son défunt mari. Ou encore une mystérieuse jeune femme, nouvelle dans le village, qui ne sort quasiment jamais de sa maison. Toutes ces personnes lui permettront-elles d'oublier l'encombrant souvenir de celui avec qui sa femme l'a trahi et lui redonneront-elles le goût de vivre ? 



Mon avis:  C'est un livre où il est question de nouveau départ. Le personnage principal, trahi, à bout de souffle avec son travail décide de tout plaquer et part s'installer dans la maison de ses grands-parents. Sa vie ne sera plus la même qu'à Oslo. 

Parallèlement à ce personnage qui a soif de retour aux sources, tout le long du roman on croise la route d'autres personnages hauts en couleurs! C'est ce qui fait tout le charme de ce livre je trouve. J'ai aimé rencontrer ces personnages tous différents les uns des autres. Et tous vont jouer un rôle auprès du personnage principal. Simon devra alors faire le cheminement qui lui permettra de comprendre que ce n'est pas en se cachant que l'on règle les choses. 

C'est une histoire paisible sans actions, autant cela peut être reposant autant je me suis un peu ennuyée parfois. J'ai trouvé également l'écriture de l'auteur particulière: une plume très poétique avec de belles images ou formules utilisées et des dialogues assez directs. En effet, j'ai été étonnée par moments des phrases échangées entre les personnages qui allaient droit au but. 

De plus, j'ai apprécié me trouver dans ce petit village de Norvège car il y a un vrai dépaysement. Les descriptions nombreuses du paysage m'ont aidé à m'évader dans ce pays nordique ainsi que toute l'ambiance qui règne dans ce village.


♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un mot sur l'auteur:  Levi Henriksen est parolier, musicien rock, bassiste très populaire en Norvège, journaliste et écrivain. Du sang sur la neige, son premier roman, a connu un immense succès dans son pays, où il a reçu le Prix des Libraires.