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dimanche 25 juin 2017

Le rêve de Ryôsuke de Durian Sukegawa

Le rêve de Ryôsuke de Durian Sukegawa

Date de parution : Mai 2017
Editions : Albin Michel
Nombre de pages : 320 pages


Quatrième de couverture : Le jeune Ryôsuke manque de confiance en lui, un mal-être qui puise son origine dans la mort prématurée de son père. Après une tentative de suicide, il part sur ses traces et s’installe sur l’île où celui-ci a passé ses dernières années. Une île réputée pour ses chèvres sauvages où il va tenter de réaliser le rêve paternel : confectionner du fromage. Mais son projet se heurte aux tabous locaux et suscite la colère des habitants de l’île… Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour réaliser nos désirs ?

mardi 21 mars 2017

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh

Date de parution : Février 2017
Editions : Albin Michel
Nombre de pages : 423 pages


Quatrième de couverture : 1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son tatouage énigmatique sur le bras. 
C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de sa propre histoire, et quitter à jamais l’enfance. 

mercredi 6 avril 2016

Les ailes du désespoir de Roselyne Durand-Ruel


Date de parution: Février 2016
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 425 pages

Quatrième de couverture: Leur amour, croyaient-ils, serait plus fort que tout. David et Alia, lui juif, elle musulmane, ont choisi New York pour vivre ce bonheur au grand jour. Avec la mort tragique d'Alia, le 11 septembre, le rêve tourne soudain au cauchemar. Peu importe qu'il soit la victime de sa propre machination, David n'a désormais d'autre but que de venger sa femme. Récit vertigineux d'une métamorphose radicale et de la perte de soi qui l'accompagne, plongée terrifiante au sein des réseaux terroristes où politique, grand banditisme et religion se confondent, Les Ailes du désespoir convoque avec une maîtrise rare l'amour, la violence et la haine au cœur de notre monde.

mercredi 2 décembre 2015

Le pays qui te ressemble de Fabrice Colin

Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 297 pages

Quatrième de couverture:  Jude et Lucy sont des jumeaux de 15 ans. Leur mère, qui n’était pas leur mère biologique, a disparu il y a un an. Noël, leur père, essaie de faire son deuil tandis que les jumeaux tentent de survivre à leur premier été sans leur mère. C’était sans compter sur Marilyne, la grand-mère fantasque et rock and roll, qui décider de les emmener sur les traces de leur mère biologique. Avec elle, et à l’insu de Noël, persuadé qu’il s’agit de simples vacances, les jumeaux, bientôt accompagnés de la chienne Simone, partent sur les traces des ex de leur père. Un périple totalement déjanté qui les mènera jusqu’à Hong Kong, en passant par Rome, Bruxelles ou encore Oxford… et qui les verra se confronter à des mères potentielles qui n’ont pas forcément tout de la candidate idéale !

Mon avis: Ce livre aborde un thème touchant avec beaucoup de sensibilité de la part de l'auteur.

 Jude et Lucy sont deux adolescents qui ont perdu leur mère. On retrouve à travers ce roman leur périple pour retrouver leur mère biologique. Ce voyage, avec plusieurs escales pas toujours effectuées dans un ordre logique d'ailleurs, va leur permettre de se réconcilier. En effet, depuis le départ de leur mère chacun reste dans son coin avec son chagrin, que ce soit Jude, Lucy ou leur père. Au départ, l'auteur laisse planer un doute concernant l'absence de leur maman. On se demande si elle partie ou si elle morte. Le fin mot de l'histoire vient bien plus tard mais on comprend que ces enfants vivent un moment douloureux. Les choses étant énoncées bien plus tard on comprend d'autant mieux le deuil que vivent les ados: au début on n'y croit pas et puis la vérité finit par refaire surface jusqu'à l'acceptation. 

Cette famille est d'autant plus attachante qu'elle est farfelue. Le père donne l'impression de vivre dans un autre monde: à la fois présent pour ses enfants mais aussi "pas tout à fait là". Son goût très prononcé pour le rock a bercé l'enfance des deux jumeaux et continue à rythmer leur vie. Ce qui m'a le plus touché chez chacun d'entre eux est leur façon de vivre le deuil: tristesse et douleur pour tous mais chacun de son côté, sans communication possible. La quête d'identité des enfants va permettre de renouer le lien. 

C'est donc un bon roman jeunesse même si je déplore un peu le manque d'élaboration de certains aspects. Sans trop en dire, j'aurais aimé en apprendre davantage sur leur réconciliation et l'évolution de leurs relations, à tous. De plus, Lucy nous raconte son histoire, de son point de vue donc. Un choix de l'auteur intéressant mais j'aurais préféré des chapitres en alternance avec le point de vue de Jude, le frère jumeau tourmenté de Lucy. Tout le long du livre il donne l'impression d'être encore plus renfermé sur lui-même que sa sœur et au final on ne sait pas trop où il en est à la fin du livre...

 ♥ ♥ ♥ ♥ ♥


Je tiens à remercier Babelio et les éditions Albin Michel pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Fabrice Colin est un auteur français, ayant œuvré pour commencer dans les littératures non mimétiques, de la science-fiction au fantastique, de la fantasy au réalisme magique. Il s'attaque désormais également à d'autres genres.


lundi 14 septembre 2015

Tous nos noms de Dinaw Mengestu

Date de parution: Août 2015
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 336 pages

Quatrième de couverture:  Isaac, un jeune Africain, est venu aux États-Unis dans le cadre d’un programme d’échange universitaire. Ni Helen, la jeune assistante sociale qui tombe amoureuse de lui, ni le lecteur ne connaissent son vrai nom : il l’a laissé derrière lui, en Ouganda, avec les promesses d’une révolution réprimée dans le sang par la future dictature, abandonnant aussi son ami le plus cher.

Mon avis: Un livre dont j'attendais beaucoup, un peu comme Le livre de la rentrée littéraire 2015. Au final c'est une déception pour moi.

Les chapitres de ce livre sont en alternance entre l'histoire d'Isaac et celle d'Helen. Tous les deux se rencontrent lorsque Isaac vient vivre aux États-Unis. Au départ, Helen est son assistante sociale et celle qui lui permet d'agir au quotidien dans ce pays dont il ne connait pas les codes. Puis peu à peu une romance d'amorce entre eux deux. 

Isaac nous raconte ce qu'il a vécu dans son pays et la guerre qui l'a poussé à venir vivre aux États-Unis. De son amitié avec un jeune homme qu'il a perdu à son incompréhension face à l'horreur, Isaac nous conte tout. Sauf que malheureusement ce personnage est bien trop insaisissable pour moi. Je n'ai pas du tout su le cerner. Que ce soit dans son passé en Afrique ou aux États-Unis j'ai eu la sensation qu'il ne maîtrisait jamais rien. Quelqu'un de vraiment très passif en somme et hélas, pas très intéressant car  les pensées profondes de ce personnage ne nous sont pas livrées...

Helen, qui, quant à elle, nous livre les détails de son histoire d'amour naissante avec Isaac m'a touchée dans ses propos face au racisme. En effet, sa romance est tout sauf simple à vivre dans un pays où la ségrégation battait son plein il y a encore peu de temps. En cela, on se rend bien compte à quel point un homme peut être empêcher de vivre comme il le souhaite que ce soit dans son pays d'origine ou celui d'accueil.

Malgré l'importance de ces thèmes abordés, je suis restée très en surface. Je n'ai pu entrer véritablement dans ce roman et ressentir de véritables émotions. Les personnages ne se livrent pas assez et ils manquent de relief à mon sens. De plus le manque de dialogue, rajouté à cela, ne donne pas la sensation de lire quelque chose de vivant. Je ne sais pas si je suis très claire mais tout est trop passif dans ce livre. Trop de descriptions, pas assez d'actions et d'interactions entre les personnages.  C'est donc une lecture mitigée.

♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Albin Michel pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Né à Addis Abeba, Dinaw Mengestu et sa famille ont fui l'Éthiopie pour échapper à la tourmente de la révolution, avant de s'installer aux États-Unis. Il vit aujourd’hui à Paris, tout en continuant à enseigner aux États-Unis. Diplômé de la Columbia University, Dinaw Mengestu a écrit pour de grands magazines américains dont Harper's et Rolling Stone.

mercredi 17 juin 2015

Jules de Didier Van Cauwelaert

Date de parution: Mai 2015
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 277 pages

Quatrième de couverture:  « À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »
Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

Mon avis:

Jules est le chien et le héros de ce livre. C'est grâce à lui que Zibal et Alice vont se rencontrer. Une rencontre pas comme les autres: dans une gare, au milieu de la foule. Jules est un chien d'aveugle, seulement après l'opération de sa maîtresse qui recouvre la vue, il se rend bien compte qu'il n'a plus la même utilité. Une situation qui va le faire se rapprocher de Zibal dans de drôles de circonstances. Un livre qui est en réalité une comédie avec pas mal de scènes cocasses.

On sent que l'auteur a souhaité, à travers cet ouvrage,  rendre hommage en quelque sorte aux chiens-guides et à tout le travail qu'ils effectuent. Il souligne avec justesse à quel point ils peuvent se montrer sensibles, intuitifs et protecteurs. On les a dressé dans un certain but et il est difficile de vivre sa retraite quand sa maîtresse n'en a plus besoin. Ajoutons à cela, une histoire d'amour entre un scientifique qui connait de nombreuses galères à breveter ses inventions et une aveugle aux allures de bimbo qui recouvre la vue. Un livre pour se détendre, très bien pour l'été même s'il ne me laissera pas un souvenir impérissable. J'ai davantage apprécié la première partie du livre concernant la rencontre entre les deux personnages que la seconde qui concerne plus un "certain arrangement". C'est bienveillant et plein de bons sentiments ce qui peut faire du bien entre deux livres plus durs. 

 ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier  l'agence Gilles Paris pour ce partenariat et cette lecture.

mercredi 6 mai 2015

Le secret du mari de Liane Moriarty

Date de parution: Avril 2015
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 400 pages


Quatrième de couverture:  Jamais Cecilia n aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n ouvrir qu après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l ouvre et le temps s arrête... À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.

Mon avis:  A travers ce roman nous suivons trois femmes qui n'ont à priori rien en commun ou presque.
Cecilia vit dans la banlieue résidentielle de Sydney avec son mari et ses filles. Elle donne, je trouve, une image à la Desperate Housewive à merveille. En apparence, tout semble lui sourire jusqu'à ce qu'elle découvre une lettre de son mari qui va tout bouleverser.
Tess est également heureuse en ménage avec Will mais ce dernier va lui avouer être amoureux de sa cousine. Une révélation qui va pousser Tess et son fils Liam à faire ses bagages pour Sydney où vit sa mère. 
Et enfin, Rachel, veuve et mère éplorée. Elle ne s'est jamais remise de la perte de sa fille Janie décédée à l'âge de 17 ans. A l'âge de tous les possibles. Elle n'a qu'une obsession encore à l'heure actuelle qui est de trouver et de faire payer le coupable de ce meurtre. 

Trois femmes, trois destins entremêlés pour le meilleur et pour le pire. La révélation du secret de John-Paul, le mari de Cecilia va tout bousculer. Pas forcément par des conséquences directes mais de façon insidieuse jusqu'à la tragédie. Des conséquences terribles pour tout le monde. 
L'auteure a su décrire parfaitement ce qu'engendre le fait de cacher des secrets. Certains sont plus lourds que d'autres à porter. Une fois dévoilés rien n'est plus comme avant... Les dommages collatéraux sont inévitables. Elle a donc voulu souligner le moment où nos vies ne tiennent qu'à un fil. Il s'en faut de peu pour que tout change. Un choix, un geste, une parole et nos destins ne sont plus les mêmes. Un livre que j'ai donc bien apprécié.

 ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Albin Michel pour cette lecture et ce partenariat.

 

vendredi 27 mars 2015

Si tu m'entends de Pascale Quiviger


Date de parution: Février 2015
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 391 pages


Quatrième de couverture: Comment vivre après un accident, comment aimer, désirer, se reconstruire, accepter la lente métamorphose des émotions et du quotidien ? David, tombé du haut d'un échafaudage sur le chantier où il travaille à Montréal, est dans le coma. Sa femme et son fils de six ans essaient au fil des jours de communiquer avec lui, d'apprivoiser la douleur et l'absence, et d'apprendre à vivre autrement.Roman bouleversant et paradoxalement tonique, Si tu m'entends traite de façon magnifique et sans aucun pathos d'un des sujets les plus tabous de notre époque.Pascale Quiviger, née au Québec, sait allier à l'intelligence du cœur et à l'extrême justesse d'une vision sans œillères un talent littéraire indéniable.


Mon avis: L'auteur aborde un sujet complexe avec un style d'écriture très pur. Sa plume m'a charmée ainsi que sa construction du roman.

C'est un livre qui m'a de suite attiré par le thème qu'il traite: le deuil, la perte d'un être cher dans des conditions tragiques et violentes. 

David tombe dans le coma suite à une chute de six mètres de son échafaudage.  Un coma dont il ne ressortira jamais. Sa famille: Caroline et son fils de 6 ans, Bertrand vont devoir affronter cette dure situation.
Caroline se montre digne et courageuse tout au long du livre. Elle reste présente pour son fils dans les moments les plus difficiles.
Bertrand est quant à lui, un petit garçon très touchant. Du haut de ses 6 ans, il ne peut comprendre la gravité de la situation dans laquelle se trouve son père. Il conserve son optimisme et son entrain. Pendant de longs instants, il s'adresse à son père et lui murmure longuement à l'oreille. Il lui prend la main et attend que son père se réveille.
L'auteur se glisse dans la peau de David et certains passages nous permettent d'avoir accès à ses pensées et sensations:

" Bertrand le cœur sur la main
vient me cherche coûte que coûte
m'attire en surface.
Je veux bouger un doigt, un pied, mes yeux sous mes paupières, ma voix dans ma gorge, pour lui.
Bouger pour lui. Parler.
Rien.
Des traces de traces de traces
de l'évanouissement.
Ça me laisse épuisé, déçu."

Par ailleurs, l'auteur dépeint également l'univers hospitalier avec une équipe d'infirmiers impliquée dans son travail. Ils sont au plus proche de leurs patients alors que le neurologue est une personne totalement imbue d'elle-même et désagréable au possible.

Je pense sincèrement que c'est un livre qui ne peut pas laisser indifférent. Il aborde un thème difficile mais important car il touche bon nombre de personnes. Je suis entrée en empathie avec cette famille dévastée par la perte mais qui conserve les idées claires afin d'aider David le mieux possible. Quand la seule issue est la mort, il convient parfois de tenter d'abréger les souffrances. L'auteur est parvenu à montrer l’ambiguïté de la question: une mort qui ne porte pas son nom et surtout pas le terme d'euthanasie. Une ambivalence difficile pour le cercle médical également.

La fin du livre m'a cependant un peu déçue dans la façon dont l'épouse, Caroline, commence à faire son deuil et à accepter la disparition de son mari. Un peu trop banale à mon goût et qui n'apporte pas grand chose au livre.

En bref, l'auteur traite de façon pudique et en retenue d'un thème sensible. Une réussite malgré la fin un peu décevante...


♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Albin Michel pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur l'auteur: Pascale Quiviger est une écrivaine et artiste québécoise.  Elle a une maîtrise en philosophie de l’Université de Montréal et de l’Université des Sciences humaines de Strasbourg, ainsi que d’un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia.  Elle réside actuellement en Grande-Bretagne, où elle enseigne la peinture et les arts visuels.



 


lundi 22 décembre 2014

Rebelle Belle de Rachel Hawkins

Date de parution: Octobre 2014
Éditions: Albin Michel Wiz
Nombre de pages: 393 pages
ISBN: 978-2226257802
Titre VO: Rebel Belle


Quatrième de couverture: Harper Price est belle, intelligente, populaire et elle sort avec le merveilleux Ryan. En bonne première de la classe, elle déteste David Stark, son rival de toujours ! Alors qu'elle s'apprête à être couronnée Reine du bal, tout bascule. Harper voit mourir le concierge du lycée, qui, dans un dernier souffle, lui transmet un pouvoir étrange, faisant d'elle un Paladin. La voici transformée en ninja hyper entraînée. Sa mission ? Protéger une personne très, très précieuse : un Oracle. Et, bien sûr, cet oracle n'est autre que David Strark, son ennemi juré ! Voilà qui risque de ne pas plaire à Ryan... d'autant que ce dernier pourrait bien être, lui aussi, investi d'une mission l'obligeant à travailler main dans la main avec David !


Mon avis:  J'avais très envie de le découvrir alors qu'il n'existait qu'en VO. J'ai donc été ravie de pouvoir le lire à sa sortie française.
Harper, une jeune lycéenne qui a le souci de la perfection se voit confier la mission de veiller sur son ennemi juré depuis la maternelle, David. Dès lors, les choses vont se compliquer pour cette jeune fille jusqu'ici sans histoires.
 C'est un livre jeunesse qui mêle habilement la magie et les prophéties avec un rythme d'actions soutenu. Je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture et je me suis attachée aux personnages.
Je tenais à avoir le fin de mot de l'histoire, j'ai très envie de lire le tome 2 pour avoir la suite des événements. La fin du livre est assez prometteuse et ne peut qu'attiser notre curiosité.
Cependant, je pense que la couverture du livre est assez enfantine et en rebutera plus d'un pour le lire et le découvrir. C'est dommage parce que c'est un livre moins enfantin qu'il n'y parait et il mérite qu'on s'y attarde.

En bref, une bonne découverte avec au rendez-vous de l'action, de la magie et une héroïne qui sort du lot habituel.

  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Albin Michel Wiz pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur: Rachel Hawkins est née en Alabama et a été professeur avant de se consacrer à sa passion : la littérature fantastique pour la jeunesse.  
 



vendredi 21 novembre 2014

Pars avec lui de Agnès Ledig

Date de parution: Octobre 2014
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 350 pages
ISBN: 978-2226259929


Quatrième de couverture:  Il y a Roméo, pompier professionnel qui chute très gravement en sauvant la vie d'un enfant. Il y a Juliette, l'infirmière du service de réa où il va tenter de recoller les mille morceaux de son corps et de son cœur. Ils souffrent tous les deux. Roméo de ne plus pouvoir s'occuper de Vanessa, sa petite soeur adolescente, rebelle et fragile. Juliette, d'éprouver des difficultés à concevoir un enfant, dont le désir est plus fort que tout, malgré un compagnon humiliant et violent.
Il y a aussi Guillaume, un collègue infirmier en quête d'équilibre. Et puis Malou, la grand-mère de Juliette, qui, à quatre vingt- quatre ans, ne croit plus au hasard depuis bien longtemps. Cette rencontre accidentelle pourrait bien bouleverser le destin de tous ces personnages dont les chemins se croisent et s'éloignent sans jamais se perdre. Puisque c'est d'amour dont il s'agit. Une histoire de vie où des personnages d'une extrême vérité cherchent à se délivrer d'un passé douloureux, trouvent dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l'existence, et nous enseignent qu'être heureux, c'est regarder où l'on va, et non d'où l'on vient.


Mon avis: Agnès Ledig fait incontestablement partie de mes auteurs préférés. C'est une véritable valeur sûre en ce qui me concerne. Je tenais particulièrement à lire son nouveau livre ayant tout bonnement adoré Juste avant le bonheur l'an passé. Encore une fois, j'ai adoré ce livre! 

Il y a quelque chose qui se passe dès les premières pages des livres d'Agnès Ledig. Pour ma part, je ressens une sorte de bien-être, d'apaisement. Alors même que la situation n'est pas toute rose, loin de là mais je me sens de suite bien, dans une sorte de cocon dont je ne veux plus sortir!

Dans son nouveau roman, nous suivons Roméo, jeune sapeur pompier de 25 ans qui a un grave accident. Lors d'une mission où il tente de sauver un enfant il chute du huitième étage et se retrouve d'urgence à l’hôpital. 
C'est ici qu'il va faire la connaissance de Juliette (oui oui Roméo & Juliette!!), une infirmière de 35 ans qui est passionnée par son métier. Mais, qui a des difficultés à avoir un enfant ce qui lui pèse énormément! Les relations avec son mari, Laurent sont très tendues. Je n'en dévoilerai pas plus mais c'est un personnage que j'ai détesté!

Roméo & Juliette vont créer une relation forte d'amitié, être là l'un pour l'autre. Au départ, Roméo a bien besoin d'elle puis les rôles vont s'inverser...


Agnès Ledig a le don pour mettre en scène des personnages très attachants, touchants, tantôt fragiles, tantôt plus forts. La vie ne les épargne jamais, comme la plupart d'entre nous d'ailleurs, mais ils en ressortent plus grands à chaque fois. Il y a de la bienveillance dans ses romans et c'est un élément auquel je suis très sensible. Une sorte de profonde humanité. Bref, je suis fan! 
Marie d'en haut, son premier livre, est dans ma PAL et ne va pas y rester très longtemps. Je ne pense pas être déçue!

En bref, une auteure que je ne peux que vous conseiller! C'est un vrai plaisir pour moi de la lire à chaque fois! 


 ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Albin Michel pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur l'auteure:   Mère de trois enfants, elle a commencé l'écriture pour raconter l'histoire de son fils, atteint d’une leucémie. Pour répondre aux questions que posaient tous ceux qui se préoccupaient de Nathanaël, elle tenait un bulletin hebdomadaire. Un professeur de médecine qui suivait l'enfant lui a révélé son don de transmission et l'a encouragée à écrire.


mercredi 8 octobre 2014

Le poison d'amour de Eric-Emmanuel Schmitt

Date de parution: 02 octobre 2014
Éditions: Albin Michel
Nombre de pages: 165 pages
ISBN: 978-2226259950


Quatrième de couverture: Quatre adolescentes de seize ans liées par un pacte d'amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquêtes et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les parents donnent l'image qutotidienne dans leur couple ? Hhier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l'amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres. Tandis qu'au lycée on s'apprête à jouer Roméo et Juliette, imprévisible et fatal, un drame se prépare...

Mon avis: Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur dont j'apprécie le style et la plume. J'ai pris plaisir à lire ce roman même si ce n'est pas ma meilleure lecture de l'auteur...

 Nous suivons quatre adolescentes: Colombe, Anouchka, Raphaëlle et Julia à travers l'écriture de leurs journaux intimes. J'ai beaucoup apprécié ce style de narration et présentation d'ailleurs, assez peu présent dans les livres en règle général et pourtant très plaisant. 

J'ai apprécié la personnalité propre à chacune d'entre elles, avec mes préférences pour certaines également. Par exemple, Julia m'a paru, assez vite, sûre d'elle voire trop sûre d'elle, assez égocentrique et un peu trop obnubilée par le personnage de Juliette qu'elle souhaite absolument jouer à l'école.

L'auteur aborde les sujets propre à l'adolescence avec comme grand thème central l'Amour et ses fracas, la question du physique et de l'image qu'on renvoie aux autres, l'amitié parfois pernicieuse, l'homosexualité, l'avortement...  Tout cela centré sur les émotions et sentiments qui nous assaillent à cet âge.

Le seul vrai souci que j'ai eu tout le long de ma lecture est le ton et style d'écriture employés pour "donner la parole" à ces ados. De très jolies tournures de phrases, un style poétique..mais je n'arrive pas à m'imaginer des ados s'exprimant ainsi. J'avais en tête que c'était bien Eric-Emmanuel Schmitt qui avait écrit le livre et non des ados qui se dévoilent et donnent un aperçu de leurs pensées profondes. Les thèmes abordés sont bien ceux de l'adolescence mais avec un enrobage adulte pour le coup.

Sans rien en dévoiler, le dénouement final m'a surprise car je ne m'y attendais pas. Je pensais à une fin beaucoup plus lisse et douce. L'auteur a choisi l'histoire de Roméo & Juliette comme toile de fond et cela prend tout son sens à la fin...


♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier Gilles Paris pour ce partenariat et cette lecture.

Un mot sur l'auteur: Dramaturge, romancier, nouvelliste, essayiste, cinéaste, traduit en 43 langues et joué dans 50 pays, Eric-Emmanuel Schmitt est un des auteurs les plus lus et les plus représentés dans le monde. 
 





mercredi 4 juin 2014

Partials de Dan Wells

Date de parution: Octobre 2013
Édition : Albin Michel
Nombre de pages: 528 pages
ISBN: 978-2226250766


Quatrième de couverture:  2076. La guerre contre les Partials, ces êtres génétiquement modifiés, a décimé la quasi-totalité de la planète. Quarante mille humains survivent sur l'île de Long Island sous la férule d'un Sénat autoritaire tandis que le virus RM reste sans antidote. Les nouveau-nés vivent moins d'une journée, si ce n'est quelques minutes. La population déjà très éprouvée est désormais traumatisée par la loi Espoir: toute jeune fille, dès dix-huit ans, aura l'obligation de tomber enceinte. Le combat de Kira Walker, étudiante en médecine, commence à cet instant. Ses ennemis ne sont pas les Partials mais le RM. Son obsession ne concerne pas la dérive fasciste du Sénat mais une folle hypothèse scientifique. Kira décide de suivre son intuition au risque de devenir une hors-la-loi ou que les Partials ne la tuent...


Mon avis:  Un peu long au démarrage mais une bonne lecture au final..


Kira: jeune héroïne du roman. C'est une étudiante en médecine qui s'occupe des futures mères à la maternité. A bout, de constater que tous les nouveau-nés meurent dans les heures qui suivent leurs naissances, elle décide de trouver un remède contre le virus RM. Elle est âgée de 17 ans mais c'est un personnage très mature, consciencieuse dans son travail et qui a la conviction qu'elle peut sauver l'humanité. C'est un personnage attachant, j'ai apprécié les réflexions qu'elle se fait. Sa maturité m'a plu surtout que c'est un livre jeunesse..Le rapport qu'elle entretient avec ses amis est plaisant, chacun est présent pour soutenir et aider l'autre.

J'ai trouvé le début du livre, soit les cent premières pages, très longues et je commençais à me lasser de cette histoire. Dès la première page nous sommes propulsés dans ce monde post-apocalyptique et cauchemardesque avec très peu de survivants. Le souci est qu'il ne se passe, hélas, pas grand chose. Je m'attendais, avec la quatrième de couverture, a de l'action des les premières pages tournées...

Puis, une fois que Kira a décidé de combattre le RM, le fameux virus, l'auteur nous parle énormément de manoeuvres médicales avec des termes que je ne connais pas et  sans trop de définitions. En effet, lorsque Kira fait des expériences pour trouver un remède, l'auteur emploie de nombreux termes scientifiques incompréhensibles pour quiconque n'est pas médecin. Bref, j'ai trouvé cela assez ennuyant du coup..

Cependant, ce qui m'a vraiment plu dans ce livre est l'interaction entre Kira/ses amis et le Partial Samm. C'est à ce moment-là que le livre a pris son sens pour moi. Ce qui correspond également à de nombreux rebondissements, révélations... La fin du livre laisse penser qu'il y a une suite ce qui s'avère être le cas. Je lirai certainement le deuxième tome en espérant que l'auteur nous donne plus d'actions et de sentiments.

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un mot sur l'auteur: Dan Wells est un auteur de fiction d'horreur américain. Wells a écrit plusieurs romans et une série de bandes dessinées quand il était au lycée. Il a trouvé la reconnaissance grâce à son roman "Je ne suis pas un Serial Killer" paru en 2009 et premier épisode d'une trilogie. 




samedi 26 avril 2014

Hate List de Jennifer S.H. Brown

Date de parution: février 2012
Édition: Albin Michel
Nombre de pages: 400 pages
ISBN: 222623974X



Quatrième de couverture: Lorsque Valérie franchit le seuil du lycée, elle sait que rien ne sera plus jamais pareil. Cinq mois plus tôt, Nick, son petit ami, a ouvert le feu dans la cafétéria de l’école, tuant une dizaine d’élèves avant de se suicider. Des élèves agaçants, pénibles et arrogants qui figuraient sur la liste que Valérie et Nick ont tenue pour se défouler. Pourquoi ce qui n’était qu’un jeu est devenu un drame ? Comment va-t-on accueillir son retour au lycée ? Est-elle aussi coupable que Nick ? 


Mon avis:   Un livre dur, percutant et direct à lire! 

Valérie: c'est l'ex petite-amie de Nick, le garçon qui a commis une tuerie dans son lyçée. Elle décide de retourner dans son lycée la rentrée suivante et d'affronter les anciens élèves... 
L'auteure ,avec ce personnage principale, nous donne un aperçu de la force de caractère. J'ai souvent été épaté pendant la lecture de voir que Valérie continuait à aller au lycée, d'affronter les regards, les paroles destructrices de ses anciens camarades. C'est une jeune fille vraiment courageuse!

Dans ce roman, il est surtout question de l'adolescence et du harcèlement à l'école ainsi que des conséquences tragiques qu'il peut avoir. En effet, Valérie avait avec Nick écrit une "liste de la haine" où y figurait les noms des personnes qui se moquaient d'eux, les harcelaient au quotidien...Plus qu'une liste pour Nick, elle aura été l'élément déclencheur de cette tuerie. Valérie devra alors faire face à sa propre culpabilité...
Ce sont deux adolescents qui souffrent de leurs rapports aux autres et en particulier avec leurs parents. Chacun ayant trouvé refuge chez l'autre. Ils ont du mal à trouver leur place dans leur lycée car ils n'aiment pas les mêmes choses que les autres ados. Quelquefois, par mails, ils parlent de la mort. En lisant ça, je me suis dit qu'ils ressemblaient à bon nombre d'ados qui sont perdus. Alors pourquoi Nick a-t-il appuyé sur la gâchette ? Qu'est qui fait que de simples paroles prennent vie ?


Le ton est direct et ce que j'ai apprécié c'est que l'auteure n'a pas cherché à édulcorer son texte. Valérie s'en prend plein la figure, même par ses parents, ce qui m'a dérangé par moments tellement les propos étaient durs. Quand j'ai lu la quatrième de couverture ce livre m'a tout de suite rappelé Il faut qu'on parle de Kévin et puis en lisant, pas vraiment. Déjà les points de vue ne sont pas les mêmes, ici c'est Valérie qui nous raconte ce qu'elle a vécu et ensuite, les parents ne sont pas pareils non plus. Dans le premier, la mère tente de comprendre alors qu'ici j'ai trouvé les parents très durs envers leur fille. 

En bref, j'ai aimé suivre l'évolution de Valérie dans son rapport aux autres et la voir murir. Un livre coup de poing que j'ai aimé lire! 


 ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Citation: "D'une certaine façon il avait raison : à un moment ou à un autre, chacun était gagnant. Mais ce qu'il n'avait pas compris, c'est que l'inverse était aussi vrai : à un moment ou à un autre, chacun était perdant. L'un et l'autre étaient forcément liés." 


Un mot sur l'auteure:  Jennifer Brown est auteur de romans pour adolescents et jeunes adultes. Elle est connue pour son premier roman Hate List, qui a reçu plusieurs prix. Elle vit à Kansas City dans le Missouri avec son mari et leurs trois enfants.




samedi 29 mars 2014

Juste avant le bonheur de Agnès Ledig

Date de parution: Mai 2013
Édition: Albin Michel
Nombre de pages: 352 pages
ISBN: 2226248307


Quatrième de couverture:  Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l'attention d'un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l'attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, un nouveau drame survient. Une chaîne de soutien, d'affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance. La force des épreuves surmontées, l'espoir d'un nouvel amour, ainsi qu'une bonne dose d'intelligence et d'humour peuvent réussir ce miracle. Un conte de fées moderne. L'émotion partagée avec des personnages profondément attachants et les dialogues d'une rare vivacité donnent un livre bourré de grâce, d'optimisme et d'énergie, qui réconcilie avec la vie !


Mon avis: Dès les premières lignes j'ai su que j'allais aimer ce livre et cette histoire. Je ne sais pas pourquoi,... enfin, ce sont sûrement les mots de l'auteure qui m'ont fait cet effet .

Et effectivement, je n'ai pas aimé ce livre, je l'ai adoré! Ça fait longtemps que je n'ai pas eu un coup de cœur comme celui-là pour un livre! 

Julie: Personnage central du roman. C'est une jeune femme de vingt ans, caissière pour gagner sa vie et qui élève seule son petit Ludovic âgé de trois ans. Ses parents ne lui adressent plus la parole depuis qu'elle est tombée enceinte et que son père l'a fichu à la rue.

Paul: un sexagénaire que sa femme vient juste de quitter fait ses courses dans le magasin où travaille Julie et en passant à sa caisse lui fait un brin de causette. Quelques jours plus tard, lorsqu'il l'a retrouve à sa caisse il lui propose de manger avec lui. S'établit alors une relation entre ses deux personnages pleine de tendresse.
Paul lui propose de partir avec lui et son fils en Bretagne ce que la jeune femme va accepter. Elle fera alors la connaissance de Jérôme, le fils de Paul, qui ne se remet pas du drame qu'il a vécu il y a quelques mois...

Il s'agit de rencontres véritables, de liens qui se tissent, de personnages que la vie n'a pas épargné. Chacun va alors bénéficier de la bienveillance de l'autre et de réelles amitiés vont naître.

Le retour de Bretagne ne se passera pas comme prévu et un drame survient. Ce passage du roman m'a réellement ému, j'étais totalement en empathie avec Julie et ses amis. L'auteur a su donner vie à ses personnages et les rendre attachants, émouvants et drôles.

Les pages se sont tournées toutes seules et je me suis sentie vraiment bien avec ce livre. L'écriture renferme beaucoup de tendresse,de sensibilité, d'affection et d'humour! C'est un livre qui fait du bien comme on en lit rarement je trouve. Il contient beaucoup d'humanité.


Citation: " Ce n'est pas la vie qui est belle, c'est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à atteindre un bonheur parfait, mais contentez vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance."


Un mot sur l'auteur:  Agnès Ledig est sage-femme libérale à Obernai. Mère de trois enfants, elle a commencé l'écriture pour raconter l'histoire de son fils, atteint d’une leucémie. Juste avant le bonheur a remporté le prix Maisons de la Presse.


Mon appréciation: 5/5
Un gros coup de cœur!









vendredi 7 mars 2014

Ne t'inquiète pas pour moi de Alice Kuipers

Date de parution: Mars 2011
Édition : Albin Michel 
Nombre de pages:  242 pages
Titre VO:  Life on the refrigerator door
ISBN:  2253159689


Quatrième de couverture:  « Bonne chance pour ton contrôle aujourd'hui, ma chérie. Désolée de ne pas être là pour le petit déj'. La cage de Jeannot a besoin d'être nettoyée. À ce soir. Bises, Maman. P.-S. : N'oublie pas ta clé ! »


Mon avis:  Voici un court roman qui m'a beaucoup touché.

Ce livre est composé de post-it que s'échangent mère et fille à travers les jours. Certaines pages ne comptent que quelques lignes. Autant dire que je l'ai vite fini.

Lorsque j'ai lu la quatrième de couverture il m'a attiré pour cette forme de correspondance atypique. Je me suis demandé pourquoi elles échangeaient autant de messages au lieu de se parler. Et, en le lisant j'ai compris qu'elles ne font quasiment que se croiser. 
La mère, qui élève sa fille, est une femme médecin à l'hôpital au service de maternité. Elle alterne les gardes de jour comme de nuit.
La fille, Claire, est une jeune lycéenne studieuse qui passe également du temps avec sa meilleure amie.

Les première pages ne sont faites que de post-it assez banals: liste de course, tâches ménagères à effectuer, argent de poche...  Puis, au fil des pages, le roman s’intensifie, les petits mots de la mère ne sont plus aussi insignifiants et on comprend que quelque chose commence à clocher. Sans vouloir en parler à sa fille, certains conflits entre elles commencent à voir le jour. Claire est une ado qui pense par moment que sa mère lui en demande trop.
La fin du livre concerne la maladie de la mère et sa difficulté à en parler à sa fille. Claire qui se montre très inquiète de perdre sa mère veut alors en savoir plus sur elle.

J'ai apprécié ce livre et sa forme originale mais je trouve cependant qu'il ne traite pas suffisamment en profondeur la maladie et la perte d'un être cher. Il est bien adapté pour un public jeunesse mais certains éléments important ne sont pas assez traités pour un public plus adulte. 



Un mot sur l'auteure: Alice Kuipers a étudié à Manchester et Manchester Metropolitan Universités.
En 2003, elle a déménagé à Saskatoon, au Canada, où elle vit. "Ne t’inquiète pas pour moi" est son premier roman.  En 2011, Albin Michel publie son second roman "Deux filles sur le toit". 


Citation:  "Quand la route tournera,
               nous y serons ensemble,
               nous prendrons le virage,
               accrochées l'une à l'autre...
               Comme une mère et sa fille...
               Comme une fille et sa mère..."


Mon appréciation: 3,5/5




mardi 21 janvier 2014

Bal de Givre à New York de Fabrice Colin

Date de parution: janvier 2011
Edition: Albin Michel Wiz
Nombre de pages: 293 pages
ISBN: 2226193561
Résumé: Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. De plus, des indices et des messages sont semés à son attention par l’insaisissable Masque, un fugitif recherché. Qui est son ennemi, qui est son ami ? Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?
Mon avis: Ce livre est à ce jour le livre le plus déroutant que j'ai pu lire!
Anna, jeune lycéenne a un accident de voiture et perd un peu la mémoire. Je dis un peu car la quatrième de couverture parle d'amnésie totale alors que ce n'est pas le cas.
Elle vit à New York dans un manoir avec son majordome qui ne possède pas de bras! Nous sommes de suite plongé dans un New York complètement irréel et surréaliste. J'ai eu d'ailleurs beaucoup de mal à m'imaginer les différentes descriptions de la ville.
La jeune fille ne se souvient pas où sont partis ses parents: en voyage ? l'ont-ils abandonnés ? sont-ils morts ? La raison de leur départ va devenir la quête de la jeune fille.
Elle fait par ailleurs la rencontre de Wynter, jeune homme riche qui tombe amoureux d'elle. Là, encore j'ai eu des difficultés pour comprendre leur relation! Anna qui tombe si facilement dans ses bras et lui, qui la connait à peine mais qui lui fait des déclarations d'amour enflammées. Assez irréel encore une fois.
Un autre personnage important également: Le Masque qui enlève des jeunes filles et les fait disparaitre. Personne ne sait ce qu'elles deviennent et toute la ville a une peur bleue de cet homme. Anna reçoit des messages plus que bizarre et se demande si le destinataire n'est pas le Masque...
Le dénouement ,c'est-à-dire les 10 dernières pages du livre permettent de tout comprendre mais j'ai lu plus de 200 pages s'en rien comprendre pour le coup!! J'ai eu une impression de subir l'histoire plutôt que de la vivre à travers les personnages ce qui et fort dommage. Point positif selon moi: le style d'écriture de l'auteur qui reste agréable malgré mon incompréhension totale... 
Citation: "Mes pas suivaient les siens sans hésitation, et j’avais l’impression que nos pieds quittaient le sol. La musique était une parure sucrée, tissée de cordes et de chœurs. Nous ne valsions plus. Nous étions la valse. "
Un mot sur l'auteur: Fabrice Colin est un auteur français, ayant œuvré pour commencer dans les littératures non mimétiques, de la science-fiction au fantastique, de la fantasy au réalisme magique. Il s'attaque désormais également à d'autres genres.
Mon appréciation: 2,5/5
Le style de l'auteur reste agréable malgré une histoire trop déroutante.


mercredi 20 novembre 2013

La femme au miroir d'Eric-Emmanuel Schmitt

Date de Parution: 17/08/2011
ISBN:2226229868
Editeur: Albin Michel
Nombre de pages: 460

Résumé: Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques. Trois femmes : et si c'était la même ?

Mon avis: J'ai aimé me plonger dans l'histoire de chacune de ces trois femmes. Toutes les trois, chacune à leur époque, refusent de se soumettre et prennent leur destin en main.

Le roman débute par Anne, jeune fille vierge du Moyen-Âge vivant à Bruges qui bien triste de devoir se marier fuit à travers la forêt. Cette jeune femme ne partage pas les préoccupations des jeunes filles de son âge. Anne préfère passer du temps dans la nature au calme et se laisser bercer par ses pensées. Anne, est une jeune fille calme, douce et pleine de bonté. J'ai été touché par son histoire car malgré toutes ces qualités qui font d'elle une personne précieuse elle connait de nombreux obstacles à son bonheur...

Hannah, contemporaine de Freud et des débuts de la psychanalyse, se marie avec Franz avec lequel elle essaye de concevoir un enfant. S'ensuit une série de complications par rapport à cette conception. Puis, au travers de ses rencontres, elle va commencer à étudier la psychanalyse et va se donner comme vocation d'aider les autres. Elle se pose de nombreuses questions quant à la personne qu'elle est, à l'épouse qu'elle est...J'ai aimé dans ce personnage, sa capacité de réflexion, de remise en question et de recommencement là, où d'autres n'auraient pas eu le courage.

Anny, actrice et jeune star d'Hollywood qui se drogue et multiplie ses amants pour combler l'ennui qu'elle ressent malgré sa vie trépidante. Elle caractérise la femme de nos jours, ambitieuse, déterminée mais tout de même un peu perdue dans ce monde. Elle est assez torturée, j'ai trouvé que c'était le personnage le plus complexe des trois

J'ai vraiment apprécié le "turn-over" entre ces trois époques. Ce roman se lit vite, le style est très fluide et aéré.
Ce roman permet de réfléchir et de se poser des questions: sur la condition des femmes à toutes les époques, sur notre condition sur Terre, par rapport au mariage, à l'épanouissement de soi...
Eric-Emmanuel fait parti de mes auteurs préférés et avec ce roman il ne m'a pas déçu.
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Un mot sur l'auteur:  Né en 1960, normalien, agrégé de philosophie, docteur, il s’est d’abord fait connaître au théâtre avec Le Visiteur, cette rencontre hypothétique entre Freud et peut-être Dieu, devenue un classique du répertoire international. Rapidement, d’autres succès ont suivi : Variations énigmatiques, Le Libertin, Hôtel des deux mondes, Petits crimes conjugaux, Mes Évangiles, La Tectonique des sentiments… Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de l’Académie française. Son œuvre est désormais jouée dans plus de quarante pays.