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mercredi 5 avril 2017

Une mère de Alejandro Palomas

Une mère de Alejandro Palomas

Date de parution : Mars 2017
Editions : Cherche Midi
Nombre de pages : 310 pages


Quatrième de couverture : Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s’affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu’elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d’Emma, et l’oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents.
Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher. Parviendront-ils à passer un dîner sans remous ?
Entre excitation, tendresse et frictions, rien ne se passera comme prévu.

samedi 14 mars 2015

La maison en chocolat de Claudio Cerdàn

Date de parution: Octobre 2012
Éditions: Sol y Lune
Nombre de pages: 204 pages


Quatrième de couverture:  Le jour de ses sept ans, Milagros, qui attend dans la rue son père parti chercher un hypothétique travail, suit une inconnue qui lui a promis un bonbon. Au coeur d'une Barcelone misérable, la petite disparaît dans l'indifférence. Orpheline de mère, elle est heureuse d'en avoir trouvé une. Son compagnon d'infortune, Pepito âgé de huit ans, est, lui, terrifié : « C'est une sorcière qui mange les enfants, lui dit-il. » Mais Milagros ne connaît pas d'histoire sans fin heureuse. Roman noir, très noir, cette histoire est inspirée d'un fait divers qui mit l'Espagne du début du siècle dernier en émoi. Une histoire bouleversante et révoltante, racontée du point de vue innocent d'une fillette qui vit dans son monde, sans comprendre celui des adultes et qui rêve d'une mère, dont elle ignore presque tout.


Mon avis: Un roman noir écrit à la manière d'un conte cruel et intelligemment pensé.

La petite Milagros vit seule avec son père dans la ville de Barcelone. Tous les deux vivent une grande misère, bien souvent le père se sacrifie pour pouvoir nourrir sa fille. Et tous les jours il cherche du travail mais rien ne se présente. Le début du texte est centré sur sur ce lien père-fille. Un lien vraiment touchant car ce père est un bon père. Il aime son enfant et on sent qu'il ferait tout pour elle. Tous les soirs, il lui raconte une histoire, bien souvent un conte. Si bien que la petite en connait des tas. 
Milagros est une petite fille très attachante. Malgré la dure réalité dans laquelle elle grandit, elle parvient à conserver son innocence. Elle a un côté très pur et très doux. Pourtant, la vie ne l'a pas épargnée: elle n'a jamais connue sa maman. Son esprit d'enfant n'arrive pas à réaliser et à comprendre ce que signifie la mort. Elle grandit donc dans une sorte d'illusion.

Dès lors, on comprend mieux comment la femme, la "sorcière" comme dit Pepito, arrive à l'entrainer avec elle. Ce jour Milagros attend son père sur le trottoir qui est allé chercher du travail. Cette femme se présente à elle et l'oblige à venir avec elle, dans son appartement. Là-bas, Milagros trouve comme une nouvelle mère car c'est comme cela que la femme se présente, comme étant sa mère. Quelle joie alors d'en avoir une! Ce manque, cette absence est vraiment touchant. C'est une enfant qui vit un peu dans son monde et elle mettra beaucoup de temps avant de comprendre que cette femme n'est pas aussi bonne qu'elle le pense. 

Dans l'appartement, elle fait la connaissance de Pepito, un garçon qui a été enlevé lui aussi. Milagros ne veut pas entendre ou comprendre ce que lui dit son frère d'adoption. Cette femme est un monstre, elle tue des enfants....

Un livre que j'ai trouvé brillamment construit. Vraiment intelligent. A la manière d'un conte, comme ceux qu'affectionne Milagros, cette histoire sombre et noire m'a glacée d'horreur. Rien n'est jamais dit de façon crue ce qui fait que notre imaginaire est mis à rude épreuve. Quand on sait que ce livre est tiré d'un fait divers cela rajoute encore un degré à la monstruosité du personnage. Une femme qui donnait des enfants innocents à la prostitution et qui les tuaient quand ils devenaient trop dérangeants. 

Je pense que pour apprécier vraiment ce livre il faut déjà avoir une bonne idée de la noirceur qui y règne. Si on s'y attend alors on ne peut que l'aimer. De plus, la fin possède une surprise, de taille qui m'a scotchée. Bravo à l'auteur pour ce dernier rebondissement que je n'aie pas vu venir.  


 ♥ ♥ ♥ ♥
  Je tiens à remercier les éditions Sol y Lune pour cette lecture et ce partenariat.
 
Un mot sur l'auteur: Claudio Cerdán, auteur de La maison en chocolat est né à Yecla, 1981. Licencié de sociologie à l’Université d’Alicante (Espagne), travaille comme écrivain et scénariste. Jeune plume,  il a déjà publié en Espagne les romans fantastiques El Dios de los Mutilados (Equipo Sirius, 2008) et Cicatrices (Equipo Sirius, 2010). Il s’initie au roman noir avec El país de los ciegos (Ilarión, 2011) et se voit finaliste des prix Lengua de Trapo de Novela et du Prix Silverio Cañada du premier roman noir, lors de la Semana Negra (Gijón). Avec ce même roman, il est le gagnant du Prix Novelpol du meilleur roman noir 2012.

jeudi 18 décembre 2014

La chica zombie de Laura Fernandez

Date de parution: Novembre 2014
Éditions: Denoël
Nombre de pages: 363 pages
ISBN: 9782207116685
Traduction: Isabelle Gugnon


Quatrième de couverture: Dans la ville fictive d’Elron, à la fin des années 90, une poignée d’élèves et de professeurs se préparent au célèbre bal des Monstres du lycée Robert-Mitchum. Erin, seize ans, se réveille un matin et découvre avec effroi que ses cheveux sont pleins de vers, que ses doigts tombent les uns après les autres… Tout semble indiquer qu’elle est morte… Pourtant, malgré son odeur pestilentielle et sa chair en lambeaux, Erin doit quand même aller en cours. Elle cache son corps putréfié de zombie derrière des vêtements informes et du maquillage, et personne ne semble s’apercevoir de son état. 


Mon avis: Voilà un livre étrange avec lequel je vais avoir du mal à donner mon avis. Le livre m'intriguait par son côté science-fiction mais au final j'ai été assez déçue.
L'auteur souhaite nous montrer ce que cela fait d'être adolescent avec les problèmes liés à cet période et surtout l'influence qu'exerce entre eux les ados, le rapport parfois complexe fille/garçon. Malheureusement, je n'ai pas accroché avec la façon dont elle traite le sujet. 
Les personnages et l'histoire en elle-même sont totalement farfelus. Je m'y attendais un peu mais pas à ce point-là! De plus, je ne voyais pas où l'auteur voulait m'amener. J'ai eu trop souvent l'impression que l'histoire tournait en rond avec des personnages complètement foldingues! J'ai vraiment ressentie une sensation d'enfermement pendant ma lecture avec l'intrigue qui n’avançait pas. Je me suis ennuyée du coup.
C'est dommage parce que l'idée de départ était intéressante mais je n'ai pas accroché avec la façon de faire.


 ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Denoël pour ce partenariat et cette lecture


Un mot sur l'auteur:  Journaliste espagnole culturelle et littérature pour différents journaux et magazines. Elle est considérée comme l'une des révélations littéraires espagnoles.  La chica zombie est son premier roman publié en France.


jeudi 6 novembre 2014

Le puits de Ivan Repila

Date de parution: Octobre 2014
Éditions: Denoël 
Nombre de pages: 112 pages

ISBN: 9782207117682
Traduction:  Margot Nguyen Béraud


Quatrième de couverture:  Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là? 


Mon avis:  Dès les premières pages de ce livre je me suis trouvée dans un monde étrange, un peu onirique et au langage poétique
Je me suis demandée également si le texte n'était pas une sorte d'allégorie, de symbole sur la condition des pauvres et des riches dans notre société. Je ne suis pas certaine de cela mais certains éléments de l'histoire m'ont en tout cas fait penser à cela: les pauvres (ici les enfants) qui vivent dans un puits et se nourrissent d'asticots... et les riches à la surface qui vivent comme bon leur semble et ne manquent de rien.

Quasiment de suite je me suis demandée où était leur mère et pourquoi ils se sont retrouvés coincés dans ce puits ? Que de questions qui ne trouvent de réponses qu'à la fin du texte et quelle fin!!  

Ces enfants deviennent peu à peu fou, particulièrement le Petit qui se nourrit moins et conserve moins de capacités que son frère ainé. Il y a de nombreuses hallucinations, idées de meurtre, de mourir...et aussi des variations avec des démonstrations d'amour entre les deux frères.
 Il n'y a pas que ce côté morbide mais bel et bien un espoir de survivre et les possibilités rêvées sont nombreuses. 
 Je me suis dit à certains moments que les enfants étaient en train de perdre une partie de leur humanité et la fin du livre m'a prouvé le contraire.

Je pense qu'on l'on peut se sentir dérangé par ce texte, je l'ai été aussi, car on assiste au dépérissement petit à petit de ces deux gamins sans rien pouvoir faire.

C'est un livre dur, puissant et fort. Et, je voulais absolument connaitre la fin de cette histoire: Y aura-t-il une issue ? Oui forcément, mais laquelle ? 
Je suis passée par de nombreux sentiments avec ce livre et la fin m'a scotché et beaucoup touché. Je me demandais où l'auteur voulait en venir et tout prend sens à la fin.

En bref, il faut s'attendre à lire un livre dur mais qui vaut le coup d'oeil et l'attention que vous lui porterez.


 ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Denoël pour cette lecture et ce partenariat.


Un mot sur l'auteur: Ivan Repila est né à Bilbao en 1978. Il a travaillé dans la publicité en tant que graphiste, éditeur et directeur culturel. Le Puits est son premier roman.