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mardi 24 mai 2016

Tout n'est pas perdu de Wendy Walker


Date de parution : Mai 2016
Éditions: Sonatine
Nombre de pages: 341 pages

Quatrième de couverture:  Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, quinze ans, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d’effacer le souvenir d’une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l’a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d’Alan, tous lui confient leurs pensées les plus intimes, laissent tomber leur masque en faisant apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles. Parmi eux, Charlotte, la mère de Jenny, et Tom, son père, obsédé par la volonté de retrouver le mystérieux agresseur.

vendredi 8 janvier 2016

Une autre vie de S.J Watson

Date de parution: Octobre 2015
Éditions: Sonatine
Nombre de pages: 444 pages
Titre VO: Second life

Quatrième de couverture:  Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l'Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n'ont jamais été faciles, s'étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

Mon avis: J'attendais avec grande impatience le nouveau roman de S.J. Watson, avec Avant d'aller dormir l'auteur avait su frapper très fort. Après le thème de l'amnésie et de la manipulation, l'auteur aborde cette fois-ci le danger d'Internet et des sites de rencontres ainsi que la quête de sa propre identité. 

Notre héroïne, Julia vit très mal le décès de sa sœur Kate. Un chagrin et un besoin de connaître l'identité de l'assassin qui va la pousser à marcher sur les pas de sa sœur. Mais alors qu'elle mène une vie très équilibrée avec mari et enfant elle se rend compte qu'elle n'est pas comblée. Sa vie tranquille et sans "piment" ne lui suffit plus. Et, lorsqu'elle rencontre  Lukas une liaison s'instaure vite entre eux. Mais, Julia ne connait rien de lui si ce n'est ce qu'il veut bien lui dire...

Avec ce roman on suit notre héroïne qui s'enfonce peu à peu dans un jeu dangereux dont elle ne connait pas les règles. Même si tous les signaux vont à l'encontre de cette liaison elle ne peut s'empêcher d'y retourner jusqu'à la révélation finale et fatale. Je dois avouer qu'avec ce thriller l'auteur n'est pas parvenu à me surprendre comme il l'avait fait avec Avant d'aller dormir. Pas de rebondissement incroyable mais une fin que l'on voit venir depuis un moment. Cela ne m'a tout de même pas empêchée d'accrocher à l'intrigue. C'est un livre prenant et le style de l'auteur est toujours aussi riche. Il a su rendre Julia plus vrai que nature: sa personnalité est tellement bien détaillée qu'on a l'impression de la connaitre. En bref, malgré le manque de surprises ce thriller a su me séduire et je serai encore au rendez-vous pour son prochain livre... 

♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Sonatine pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Steven "S. J." Watson est un auteur anglais, né dans les Midlands. Il vit à Londres et a travaillé au sein du NHS (système de santé public du Royaume-Uni) durant un certain nombre d'années.  " Avant d’aller dormir ", en anglais " Before I Go to Sleep " paru en 2011 est son premier roman. Il a été publié dans 36 pays. Ridley Scott en a acheté les droits d’adaptation cinématographique, réalisé par Rowan Joffe, avec Nicole Kidman et Colin Firth.

 

mercredi 11 novembre 2015

Tu tueras le père de Sandrone Dazieri

Date de parution: Octobre 2015
Éditions: Robert Laffont
Nombre de pages: 664 pages

Quatrième de couverture: Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...

Mon avis: Un polar qui repose, en partie, sur un binôme d'enquêteurs atypique: une ancienne flic qui suite à un traumatisme n'est plus en service et un homme qui a été kidnappé et retenu prisonnier pendant plus de 10 ans. Dante est un personnage très original avec toutes ses petites manies et également intelligent. Au début, embauché par la police en tant que consultant dans une affaire d'enlèvement il va très vite se rendre compte que son histoire passée a un lien avec celle-ci. D'anciens démons vont venir le hanter et il devra les combattre pour tenter de sauver cet enfant. Il pourra également compter sur Colomba pour l'aider dans sa quête d'élimination de celui qu'il nomme le Père. 

Un thriller très prenant où tout est extrêmement bien ficelé par l'auteur. On se rend vite compte que les moindres détails de l'intrigue ont été pensés avec attention. Une richesse qui ressort donc de ce livre et une certaine profondeur. Je lis peu de polar mais je dois dire que celui-ci m'a séduite. Qualité d'autant plus importante que le livre fait plus de 600 pages et je ne me suis pas ennuyée un seul instant c'est pour dire. Les héros malgré eux de cette enquête sont attachants et j'ai apprécié le lien qui très vite s'installe entre eux. En bref, un polar avec une intrigue solide, des rebondissements et des portraits psychologiques travaillés. Un très bon livre en somme, pas loin du coup de cœur...

♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Robert Laffont pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Sandrone Dazieri est né à Crémone en 1964. Ses débuts dans la vie sont placés sous le signe de l’extrême gauche “existentielle” ; il est l’un des principaux animateurs de Leonkavallo, légendaire squatt politique de Milan. Après une série de métiers improbables (cuisinier, portefaix, videur), il devient journaliste et crée un service éditorial. Ces expériences se retrouveront dans ses livres, qui se promènent dans toutes les couches de la société milanaise et dans ses marges.
Il est actuellement directeur de la collection Giallo Mondadori, collection historique de romans policiers en Italie. 

 

lundi 9 novembre 2015

Amelia de Kimberly McCreight

Date de parution: Août 2015
Éditions: Le Cherche Midi
Nombre de pages: 528 pages

Quatrième de couverture:  New York. Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Malgré un rythme professionnel soutenu, elle arrive tout de même à être à l’écoute de sa fille, une adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secret l’une pour l’autre. C’est tout du moins ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de St Grace, l’école d’Amelia. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle comprend vite qu’elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Le désespoir laisse peu à peu place à l’incompréhension : pourquoi une adolescente en apparence si épanouie déciderait-elle de mettre fi n à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable jusqu’au jour où elle reçoit un SMS anonyme qui vient tout remettre en question : « Amelia n’a pas sauté. » Obsédée par cette révélation, Kate commence alors à s’immiscer dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas aussi bien qu’elle le croyait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, Kate va tenter de reconstruire la vie de sa fille afi n de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. Elle va devoir affronter une réalité beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 Mon avis: Une mère qui doit faire face à la cruelle vérité pour découvrir ce qu'il s'est vraiment passé quand sa fille est morte. Un livre intéressant de par les thèmes abordés surtout concernant l'adolescence en souffrance et le harcèlement qui peut détruire. Amelia représente l'adolescente idéale: elle travaille très bien à l'école, elle est obéissante et compréhensive par rapport au travail de sa mère qui l'accapare beaucoup. Mais cela ne l'empêche pas de se retrouver dans la tourmente et dans une totale incompréhension vis-à-vis de ses camarades. Le livre alterne entre ce qu'apprend la mère d'Amélia après sa mort et des passages qui se situent avant sa mort et qu'Amélia nous raconte. Sa mère entreprend donc une longue recherche car elle ne croit pas à la thèse du suicide. Elle va aller de découvertes en découvertes pour arriver à comprendre ce qu'il s'est passé dans la vie de sa fille avant sa mort. De nombreux rebondissements apparaissent à la fin du livre. Un peu trop pour moi. Au final, de nombreuses personnes ont joué un rôle dans la chute d'Amélia ce qui m'a un peu dérangée. Ça faisait trop pour moi et peu crédible. 

Un livre qui m'a tout de même globalement séduite de par sa construction et les thèmes abordés. J'ai souffert pour cette jeune fille qui n'arrive pas à se sortir de cet enfer. Un sentiment de solitude que j'ai éprouvé pour la fille mais aussi pour la mère. 

 ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Le Cherche midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Kimberly McCreight est une auteur américaine.  Son premier roman, Amélia  (Reconstructing Amelia) rencontre un vif succès et est nominé pour de nombreux prix littéraire.  Elle vit a Brooklyn avec son mari et ses deux filles 

 

lundi 2 novembre 2015

Oliver ou la fabrique d'un manipulateur de Liz Nugent


Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Denoël
Nombre de pages: 242 pages

Quatrième de couverture:  Alice et Oliver Ryan sont l'image même du bonheur conjugal. Complices, amoureux, ils mènent la belle vie. Pourtant, un soir, Oliver agresse Alice avec une telle violence qu'il l'a plongé dans le coma. Alors que tout le monde cherche à comprendre les raisons de cet acte d'une brutalité sans nom, Oliver raconte son histoire. Tout comme les personnes qui ont croisé sa route au cours des cinquante dernières années. Le portrait qui se dessine est stupéfiant. Derrière la façade du mari parfait se cache un tout autre homme. Et lorsque le passé ressurgit, personne n'est à l'abri, pas même Oliver.

Mon avis:  Le résumé du livre me faisait très envie car je m'attendais à "entrer" dans la tête de quelqu'un de malade voire pervers et manipulateur. Au final, cette lecture m'a beaucoup déçue.

Le premier chapitre de ce roman est très prometteur: Oliver en est le narrateur et explique qu'il vient de plonger sa femme dans le coma après l'avoir frappé. Dès les premières phrases on comprend que c'est un personnage froid, égocentrique, méprisant et manipulateur. Puis, les autres chapitres arrivent et les points de vue se multiplient sur cet homme qui se révèle être un "monstre". On a donc le point de vue du frère de son ex petite-amie,  de l'ancien fiancé de sa femme... Bref, des personnages dont on se fiche un peu, moi oui en tout cas. En plus, la version que chacun donne d'Oliver est certes intéressante mais à chaque fois chacun nous raconte sa propre vie. Quel est l'intérêt de savoir que le frère de son ex petite amie est devenu restaurateur et assume son homosexualité ? Et c'est ça pour chaque témoignage. J'aurais nettement préféré qu'ils en restent à Oliver. Résultat: beaucoup de longueurs et d'ennui pour un livre qui me promettait beaucoup de choses notamment au niveau psychologique. Oliver est certes malade mais ce n'est pas le personnage le plus "fou" jamais inventé. L'auteur nous fait remonter jusque dans son enfance avec un père qui ne l'a jamais aimé et une mère totalement absente de sa vie. Des informations grâce auxquelles on pourrait le comprendre un peu mieux mais non ça ne fonctionne pas. Le crime dont il est accusé au final n'a rien de très original et son parcours non plus. J'aurais aimé plus de rebondissements et de profondeur. Une lecture qui ne me laissera pas un souvenir incroyable. 


 ♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Denoël pour cette lecture et ce partenariat.

 



vendredi 23 octobre 2015

De si parfaites épouses de Lori Roy

Date de parution: Août 2015
Éditions: JC Lattes
Nombre de pages: 311 pages

Quatrième de couverture: Detroit, en 1958, à la fin du mois de juin. Dans le quartier ouvrier blanc d’Adler Avenue, l’atmosphère est pesante, l’air chargé de menaces. Les grandes usines où tous les hommes sont employés commencent à fermer et, plus inquiétant encore, des gens de couleur s’installent dans le quartier. Dans leurs maisons proprettes aux rideaux parfaitement tendus et aux pelouses bien entretenues, les femmes s’observent et se méfient. Les jours de paie, on a vu des femmes noires près de l’usine aguicher leurs maris en portant des tenues inappropriées. Dans Adler Avenue, il y a Julia qui doit veiller sur ses jumelles, son amie Grace, enceinte de huit mois, et leur voisine Malina, toujours impeccable, qui donne le ton des discussions et orchestre d’une main de maître la vente de charité de la paroisse de St Alban’s, et puis il y a Elisabeth, la jeune fille un peu attardée, qui vit avec son vieux père. Tous les jours, les hommes rentrent crasseux de l’usine, et tous les jours, leur épouses les attendent bien sagement à la maison. Mais un après-midi, Elisabeth disparaît. Alors que les hommes quadrillent le quartier dans l’espoir de la retrouver, la tension monte. Julia et Grace sont les dernières à avoir vu Elisabeth. Y a-t-il un lien avec le meurtre d’une jeune femme noire dans l’entrepôt à côté de l’usine ? Pour les parfaites épouses d’Adler Avenue, le mal a bien pris ses racines dans leur petit paradis.Un roman noir au suspense étouffant.

Mon avis: Un livre qui mêle suspense et enquête policière dans un quartier résidentiel avec des femmes à la Desperate Housewives. Original par certains aspects mais qui ne m'a pas totalement convaincue. 

Un quartier paisible avec des voisins qui entretiennent de bonnes relations mais tout change lorsqu' Élisabeth, une jeune fille handicapée disparait. Le fin vernis de ces familles modèles se craquelle et laisse place à l'angoisse et la tension. Nous vivons l'histoire à travers les yeux de deux jumelles qui séjournent chez leur tante Julia. Ces deux gamines un peu insupportables passent leur temps à désobéir et à errer dans le quartier. Elles sont donc témoins de nombreux événements qu'elles nous relatent de leurs points de vue d'enfant. Grace, Julia et Malina sont les trois voisines que l'on suit. Elles entretiennent des rapports cordiaux voire amicaux mais elles ont toutes leur part d'ombre. Chacune la gère à sa façon c'est à dire dans le plus grand secret. Enfin, la disparition d'Elisabeth met en exergue les relations tendues qui existent entre la communauté blanche et noire à cette époque. Des personnes de couleur qui vont très vite être mises en cause mais sous les apparences une autre vérité se dissimule.

Un polar tout en douceur et très féminin. L'auteur se penche beaucoup sur les personnages féminins et sur ce qu'elles cachent, plus que sur la disparition en elle-même qui est un prétexte à tout cela. Un rythme très lent mais prenant tout de même. J'ai pu accrocher avec les personnages même si je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec la série Desperate Housewives. Un polar qui se lit bien mais il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'actions. Une lecture agréable dans l'ensemble.

♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions JC Lattes pour cette lecture et ce partenariat.

lundi 12 octobre 2015

Souviens-toi de demain de Vanessa Caffin

Date de parution: Septembre 2015
Éditions: Le livre de poche
Nombre de pages: 264 pages

Quatrième de couverture:  À la suite d’une agression, Charlie Longe se réveille à l’hôpital, totalement amnésique. Non seulement elle a tout oublié de son passé, mais elle est incapable d’enregistrer de nouveaux souvenirs. Pour ne pas perdre le fil des événements, elle tient un journal. Déterminée à reconstruire le puzzle de sa vie, la jeune femme part en quête de la vérité, avec ses notes comme seule boussole ainsi que le badge d’une agence de publicité où, apparemment, elle travaillait avant son accident. Mais tout sonne faux. La voilà saisie d’une affolante paranoïa, d’autant plus que son entourage paraît s’acharner à brouiller les pistes. Charlie le sait, elle ne peut se fier à personne…

Mon avis: Le livre démarre assez fort: notre héroïne, Charlie est victime d'une agression conjugale. Agression qui l'a plonge dans le coma. En se réveillant quelques jours plus tard elle se rend compte qu'elle ne se souvient de rien. Ni du présent, ni du passé. Une perte totale de son identité qui amène une grande souffrance. L'auteur a bien su traiter ce sujet et mettre en évidence l'angoisse qui sous-tend la perte de repères.La seule solution qui se présente à elle est de tenir un journal. Hélas  ce qu'apprend Charlie au fil des jours est très mince et surtout elle se rend compte qu'elle ne peut se fier à personne. Bien qu'intéressante au début, la répétition des matinées de Charlie m'a vite lassée. L'auteur aurait pu utiliser quelques "raccourcis" pour éviter au lecteur de revivre à chaque fois ces moments. Même si cela est voulu il n'en reste pas moins qu'au bout d'un moment on souhaiterait plus d'actions et moins de répétitions. La véritable force de thriller psychologique réside dans le portrait de Vincent, le fiancé pervers narcissique qui pense avoir tout pouvoir sur sa fiancée. Un homme qui ne peut que nous révulser tellement sa folie est grande. On peut voir à quel point les relations amoureuses peuvent être néfastes parfois. En ce qui cocnerne le dénouement du livre, je n'ai pas été étonnée car avec tous les événements passés on s'y attend. Cependant il a su me toucher.
Un thriller qui traite d'amnésie dans la veine d'Avant d'aller dormir de Watson avec moins de rebondissements mais plus complexe au niveau psychologique. Cette lecture reste tout de même un peu deçà de ce que je souhaitais lire. 

 ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Le livre de poche pour cette lecture et ce partenariat.

 

lundi 14 septembre 2015

Am stram gram de M.J. Arlidge

Date de parution: Mars 2015
Éditions: Les Escales
Nombre de pages: 368 pages

Quatrième de couverture: Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale.
Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.
Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.
Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

Mon avis: Un thriller extrêmement noir, comme je les aime! La quatrième de couverture m'a vendue du rêve pour le coup car je ne suis pas sûre que l'on puisse faire plus sombre en matière d'âme humaine...

Comme je le disais plus haut ce polar nous confronte à une série de meurtres atroces. Chacun doit faire un choix après avoir été enlevé: tuer ou être tué. Pas d'autre issue possible. Nous voilà donc immerger dans une sorte de puits sans fond: tout est noir... Les hommes se révèlent être encore pire que ce que nous pensons mais en réalité ont-ils le choix ? Pas vraiment même si cela reste toujours aussi effrayant.  Ce d'autant plus que ces personnes enlevées sont soit des amis, soit un couple... Qui se verrait tuer son compagnon pour pouvoir vivre ou survivre ? Bonne question, je vous laisse le temps de la réponse ^^
Cette situation, comme on s'y attend, détruit les victimes mais également les bourreaux (malgré eux..). C'est tordu c'est vrai mais d'un point de vue psychologique on est au top ou presque! 

L'enquête est bien menée pour un thriller plutôt bien ficelé. Helen Grace qui est en charge de cette enquête est un personnage très complexe. Acharnée du travail, elle ne tisse presque pas de liens avec ses collègues et elle en devient mystérieuse. Cette affaire va être une épreuve pour elle et ses coéquipiers rudement mis à l'épreuve. 

J'ai également beaucoup apprécié les chapitres courts qui donnent du rythme. Le style de narration est direct à l'image de notre héroïne. Un thriller qui m'a donc glacé le sang et dont je voulais connaître la fin. Le dénouement ne m'a pas déçue même si j'aurais aimé un ultime coup de théâtre...

♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Les Escales pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Romancier et scénariste, M. (Matthew) J. Arlidge travaille pour la télévision depuis quinze ans.   Il dirige également une maison de production indépendante, qui a permis à plusieurs séries policières de voir le jour.   Am stram gram (Eeny Meeny, 2014) est son premier roman. 



mardi 1 septembre 2015

La fille du train de Paula Hawkins

Date de parution: Mai 2015
Éditions: Sonatine
Nombre de pages: 378 pages

Quatrième de couverture:  Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon avis: Voilà un livre que j'avais repéré bien avant sa sortie sur le site de l'éditeur. J'ai de suite eu envie de le découvrir et je suis ravie d'avoir eu cette chance.

Rachel, l'héroïne de ce thriller prend le train tous les jours à la même heure pour se rendre au travail. Elle voit donc chaque jour le même paysage et les mêmes maisons défiler derrière la vitre. Une maison en particulier retient son attention, celle d'un couple qu'elle pense parfait jusqu'au jour où elle découvre que la femme, Megan a disparu. Elle s'est tellement attachée et identifiée à ce couple qu'elle décide de mener l'enquête de son côté. A première vue, on peut penser qu'elle n'a rien à faire de ses journées pour se mêler à ce point de la vie des autres.. En réalité, Rachel est tombée dans l'alcool depuis que son mari l'a quittée pour une autre. Et cette maison-là n'est qu'à quelques numéros de celle qu'elle partageait il y a quelques années avec son mari. 

Les chapitres s'alternent alors pour donner la parole à Rachel bien sûr, mais aussi à Anna, la nouvelle femme de Tom, et à Megan, la femme disparue. En fait, tous sont liés sans le savoir. On s'imagine parfois un tas de choses sur nos voisins et on peut se tromper lourdement. L'auteure joue avec cela tout en mêlant habilement suspense, obsession et paranoïa. Le moins que l'on puisse dire est que le lecteur est sous tension tout le long du livre. 

Rachel est un personnage auquel je me suis attachée d'emblée. Une femme perdue, qui n'a aucune confiance en elle et souffre beaucoup. J'ai adoré la suivre pendant ces 400 pages et avancer avec elle dans l'enquête. Un livre qui recèle de nombreux rebondissements et j'avoue ne pas avoir vu venir la fin... J'ai imaginé tout un tas de scénarios possibles dans ma tête en espérant que l'auteure ne me décevrait pas avec la fin. Ce n'est pas le cas. J'ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre pendant ma lecture. Il faut s'attendre à une lecture addictive. Une vraie réussite et je ne suis pas passée loin du coup de cœur. 

♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Sonatine pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteure:  Née au Zimbabwe, Paula Hawkins a vécu en France et en Belgique. Elle vit à Londres depuis 1989.  Elle a été journaliste pendant quinze ans avant de se consacrer à l'écriture de fiction.  "La Fille du train" (The Girl on the Train, 2015) est son premier roman. Les droits d'adaptation ont été achetés par Steven Spielberg avant même sa parution.

mardi 14 avril 2015

A la vie, à la mort de Colette McBeth

Date de parution: Janvier 2015
Éditions: Les Escales
Nombre de pages: 336 pages 
Titre VO: Precious Thing


Quatrième de couverture:  Certaines amitiés s'essoufflent. Rachel et Clara se sont promis que la leur durerait toujours. Le jour de leur rencontre, Rachel était la petite nouvelle et Clara, celle avec qui tout le monde voulait être ami. À l'approche de la trentaine, les deux femmes sont toujours aussi étroitement liées mais les rôles sont inversés. Rachel poursuit une brillante carrière à la télévision et mène une vie stable avec son petit ami ; Clara, elle, perd peu à peu le contrôle de son existence.
Quand Rachel doit enquêter sur une disparition, elle est loin de se douter qu'il s'agit de sa meilleure amie. Que cache cette disparition ? Est-ce un enlèvement, un suicide ou bien tout autre chose ? 


Mon avis: Ce thriller psychologique me tentait depuis un bon moment déjà. Le bandeau rouge qui indique une ressemble avec le livre Les apparences n'y est pas pour rien je dois bien l'avouer. Je n'ai pas encore lu le livre de Gillian Flynn mais pour l'avoir vu en film je peux dire que je me suis prise une vraie claque. J'avais donc très envie de découvrir celui-ci aussi. Alors est-ce que la comparaison est judicieuse ? Je dirais que oui, j'ai vu le rapport avec Les Apparences dans le côté malsain d'une relation mais Les Apparences va encore plus loin dans la noirceur de l'esprit humain. A mon sens en tout cas. 

Le livre est en réalité une sorte de longue lettre adressée à Clara, la meilleure amie de Rachel. Elle débute par la nouvelle de sa disparation, ce qui va anéantir Rachel. Elle va alors se lancer dans une enquête pour tenter de retrouver sa meilleure amie. Clara va se révéler sous un nouveau jour et Rachel devra faire face à la trahison de son amie. Une amitié qui se révèle clairement malsaine et destructrice. Si bien, qu'à un moment donné je ne savais même plus qui était la gentille ou la méchante dans l'histoire. L'auteur sait très bien manipuler le lecteur et l'emmener là où elle le souhaite. 

Le livre est rythmé par un certain nombre de révélations jusqu'à la dernière page. Cependant, j'aurais aimé plus de rebondissements. Je pense que l'auteur aurait gagné en aménageant un vrai retournement de situation, comme dans Les Apparences justement. Ici, ce n'est pas vraiment le cas et d'ailleurs il m'a rappelé un peu le livre d'Anne-Sophie Brasme, Respire avec cette amitié dévastatrice ou une seule issue n'est possible.
Ce qui m'a réellement plu ici, c'est la plume de l'auteur. Son style de narration est vraiment prenant je trouve. J'ai aimé la tournure des phrases, le fait d'avoir choisi de présenter le livre sous forme de longue lettre, assez judicieux. 

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce livre même si j'attendais d'être réellement surprise.


♥ ♥ ♥ ♥ ♥
 Je tiens à remercier les éditions Les Escales pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Correspondante des journaux de la BBC pendant 10 ans. Elle écrit son premier roman ("Precious Thing") pendant sa maternité.

 

mercredi 11 février 2015

Le ciel après la pluie de Clara Sanchez

Date de parution: 25 février 2015
Éditions: Marabout
Nombre de pages: 347 pages
Titre VO:  El cielo ha vuelto


Quatrième de couverture:  Les paroles d’une personne croisée par hasard peuvent-elle marquer notre vie pour toujours ? Patricia est une jeune mannequin qui n’a pour l’instant connu que le succès. Pendant un vol New-Delhi-Madrid, sa voisine de siège, Viviana, avec qui elle a noué connaissance, la met garde : une personne de son entourage souhaite sa mort… Aucunement superstitieuse, Patricia décide d’oublier cet avertissement sans fondement et profite du bonheur d’être rentrée chez elle. Jusqu’à ce qu’une série d’incidents troublant sa vie professionnelle comme sa vie privée la pousse, en quête d’explications, à partir à la recherche de Viviana.


Mon avis:  Ce livre me faisait envie car l'auteur m'intriguait depuis un bon moment déjà. La quatrième de couverture a également su attirer mon attention et ne parlons pas de cette sublime couverture.

Patricia, une jeune mannequin voit sa basculer le jour où une femme lui prédit que quelqu'un de son entourage lui veut du mal. Sur le coup, elle n'y prête guère attention mais certains évènements vont l'obliger à y repenser sérieusement. Pourtant, elle a tout pour être heureuse: elle est belle, jeune, a de l'argent, porte des tenues de créateurs etc. Sa vie prend donc un tournant radical avec cette annonce faite par une parfaite inconnue.

Je trouve que l'auteur a très bien su situer l'intrigue de son histoire. En effet, le monde du mannequinat se prête vraiment à toutes sortes de soupçons surtout lorsqu’on connaît un peu les rivalités diverses qui existent dans ce milieu. De plus, même si Patricia travaille en tant que mannequin, on ne s'attarde pas trop dans ce monde fait de superficialités. C'est un plus car cela m'aurait franchement ennuyée. Ce n'est pas un monde qui m'intéresse ni m'attire.L'héroïne est intéressante car pas superficielle et bien consciente des différents aspects de son métier.

Patricia est mariée et heureuse en ménage avec Elias. Pour le coup, ce n'est pas un personnage qui m'a plu et ce dès le début du livre. C'est artiste torturé, qui ne pense qu'à lui et vit aux crochets de sa femme. Assez antipathique comme homme. 
Cependant, Viviana, la femme qui prédit la souffrance qui guète Patricia, est un personnage tout en mystère, très étrange. J'ai eu du mal à la cerner. Cependant, on l'a comprend mieux quand on a plus d'informations sur sa vie personnelle car au début elle parait un peu folle. Elle tient une place importante dans le roman car c'est grâce ou à cause d'elle que Patricia va dicter ses choix de vie. J'ai bien aimé leur relation et le lien qui tisse peu à peu au fil des pages entre elles.

Ce fut donc une lecture assez troublante où se mêle croyances et superstitions. Avec cela difficile de savoir s'il y a un réel danger pendant une bonne partie du livre. L'auteur tente d'apporter du suspense dans son roman avec Patricia qui cherche qui pourrait lui vouloir du mal. Là, j'ai trouvé que ça faisait un peu catalogue avec les gens passés en revue chacun leur tour. Un peu maladroit. 

Le dénouement ne m'a pas déçu même si je m'attendais à quelques rebondissements supplémentaires. J'ai trouvé le tout un peu trop facile même si bien amené. C'est un livre qui se lit très rapidement, une journée pour ma part. Le style de l'auteur est vraiment agréable et je pense lire d'autres ouvrages d'elle.

♥ ♥♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Marabout pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Clara Sánchez est un des plus célèbres auteurs contemporains espagnols. Elle a été récompensée à de nombreuses reprises, notamment par le prix Alfaguara pour Dernières nouvelles du paradis, en 2000, en 2010 par le prix Nadal, l'un des plus prestigieux prix littéraires espagnols, pour Ce que cache ton  nom et, enfin par le prix Planeta en 2013 pour Le ciel après la pluie. Elle est également l'auteur de Entre dans ma vie, paru chez Marabout en 2014.


A noter: Clara Sanchez sera au salon du livre de Paris… Le livre de Poche publie la version poche de ses ouvrages, et la convie sur son stand le vendredi 20 mars pour une séance de dédicace de 16h à 18h. Leur n° de stand est le L64.



 

samedi 7 février 2015

Mère parfaite de Casey B. Dolan

Date de parution: Janvier 2015
Éditions: Denoël
Nombre de pages: 416 pages
Titre VO: When the Bough Breaks
Traduction: A. Baignot & P. Chambon


Quatrième de couverture:  Après une jeunesse malheureuse, Amber commence des études à l’université. Elle rencontre Wade, qui tombe fou amoureux d’elle et l'épouse. Très vite, Amber se retrouve enceinte et accouche de Tyler. Elle joue les femmes dévouées et les mères comblées. Mais ce n'est qu’une façade, elle n’aime plus son mari et se révèle incapable de nouer une relation avec son fils, dont elle a du mal à accepter l'hostilité sourde.
Le climat familial est de plus en plus pénible, et seule la présence de Joshua, le meilleur ami de Tyler, détend un peu l’atmosphère : adolescent rejeté par sa famille, il finit par s’installer avec eux…
Quelques années plus tard, Amber est retrouvée morte, «euthanasiée» à l’hôpital où elle était soignée pour un cancer très agressif. Seuls trois hommes ont vu Amber la nuit de son décès : Wade, le mari délaissé, Tyler, le fils hostile, et Joshua, qui s’était considérablement rapproché d’Amber les derniers mois. Chacun avait des raisons de la tuer, que ce soit par amour ou par haine.
Quand la vérité finit par éclater, c’est un véritable coup de tonnerre… 


Mon avis: Un livre qui m'a beaucoup chamboulé. Un bon thriller psychologique qui nous fait perdre la ligne établie entre le bien et le mal.

Amber est une femme qui a, dans les faits, tout pour être heureuse. Son mari, Wade est un brillant docteur qui aime profondément sa femme. Ils se sont rencontrés très jeunes, à l'université, et ne se sont plus quittés. De leur amour est très vite né, Tyler, un enfant que va beaucoup couver et choyer Amber. Et, ce d'autant plus qu'elle n'arrive plus à avoir d'enfant par la suite. Les fausses couches se multiplient et elle sombre peu à peu dans une profonde dépression. Mais, lorsque, Joshua, le meilleur ami de son fils à besoin d'aide, ses réflexes de mère prennent le dessus. Elle décide alors de tout faire pour l'aider jusqu'à aller à l'adoption. Une relation étrange va se nouer entre eux, qui aura de terribles conséquences sur toute la famille.

Amber est un personnage hautement complexe. Au début du roman, j'ai ressenti son mal-être et j'ai été tentée de la comprendre car son enfance n'a pas été des plus faciles. Cependant, au lieu de ce focaliser sur les gens qui l'aiment et l'entourent comme son mari ou son fils, elle ne peut se remettre de la perte de ses bébés. J'ai un peu eu envie de la secouer au bout d'un moment. 
Son mari, Wade est à l'inverse, ce qu'on peut appeler un mari en or. Il voit son mal-être, tente de l'aider comme il peut mais il ne cherche pas à la secouer par n’importe quel moyen. On sent vraiment qu'il l'aime car il fait preuve d'une grande patience avec elle. 
Elle ne se sent bonne qu'à faire les tâches ménagères et pour elle, sa vie n'a aucun sens. Je comprends son sentiment mais sa façon de le gérer. C'est un être ultra sensible en réalité, une personne très fragile et le moindre accro peut la faire tomber dans les ténèbres. 

Quand Joshua, l'ami de son fils, emménage avec eux, la situation devient beaucoup plus complexe. Alors que jusque-là j'ai tenté de la comprendre, là ça n'était plus possible. Sans rien révéler de cette situation, je dirais qu'on tombe un peu dans l'horreur et le comportement d'Amber m'a dégouté plus d'une fois.

Alors que tout cela parait si simple, la situation se corse encore quand elle tombe malade et qu'elle perd tout peu à peu...Encore une fois, je ne suis pas restée indifférente face à ce personnage. J'ai eu pitié d'elle et j'ai compris sa douleur. Voilà pourquoi ce livre est si compliqué (dans le bon sens du terme), rien n'est si simple : ni tout noir ni tout blanc. Un très bon thriller psychologique. 

J'ai par ailleurs, beaucoup apprécié l’alternance des chapitres entre chacun des personnages: Amber qui nous raconte ce qu'il s'est passé et les trois hommes qui ont partagé sa vie: Wade, Tyler & Joshua. Leurs entretiens avec le psychiatre afin de déterminer qui a mis fin aux jours d'Amber m'a beaucoup plu. De plus, les chapitres étant assez courts, les pages se tournent toutes seules et le style d'écriture de l'auteur est très accrocheur. Pour finir, le dénouement final m'a laissé perplexe car je n'aurais jamais pensé à ce coupable là...

En bref, une très jolie découverte que ce thriller psychologique profond et complexe.

♥ ♥ ♥ ♥
 Je tiens à remercier les éditions Denoël pour cette lecture et ce partenariat


Un mot sur l'auteur: Casey B. Dolan est sud-africaine et fait partie des personnalités les plus appréciées de son pays. Mère parfaite est son premier roman.

 

samedi 17 janvier 2015

Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix

Date de parution: Novembre 2014
Éditions: Michel Lafon
Nombre de pages: 304 pages



Quatrième de couverture: Une femme qui disparaît. Un couple en danger. Les terribles secrets d'une famille. Un compte à rebours implacable.


Mon avis: Un livre qui me faisait très envie: la quatrième de couverture est très accrocheuse et la couverture vraiment jolie, ce qui ne gâche rien.

Manon est mariée à Nicolas depuis quelques années, contre l'avis de sa famille. Elle vient d'une longue lignée de personnes nobles et riches alors que Nicolas, non. Derrière la façon dont sa famille traite son mari se cache de nombreux secrets qu'elle va découvrir peu à peu.

Le début du roman ne me faisait pas penser à toutes ces révélations, plus terribles les unes que les autres. 
Manon vient à disparaître et les chapitres alternent donc entre ce qu'elle a appris pendant les derniers jours passés, à des retours en arrière trente ans plus tôt. Elle découvre de terribles secrets de famille ainsi que une machination impensable. La personne à l'origine de tout cela n'est pas celle à laquelle on s'attend. Cela m'a fait froid dans le dos. Je ne peux en dire plus sans tout révéler. Mais c'est un bon livre contemporain qui contient des éléments un peu du thriller et du suspense, ce que j'ai apprécié. Ce que je peux dire c'est que derrière les apparences si calmes et si croyantes de cette famille noble, se cache des drames sordides.

Je ne connaissais pas cette auteure et j'ai aimé sa façon d'amener les différentes révélations. Elle a très bien su ménager un certain suspense et une envie de découvrir le fin mot de l'histoire. Manon, l'héroïne de l'histoire m'a touché. Je me suis mise à sa place et apprendre toutes ces choses, d'un coup, doit être vraiment horrible et perturbant. Cependant, j'ai trouvé dommage qu'elle ne se confie pas plus à son mari. Au final, il ne joue pas un grand rôle dans l'histoire alors qu'elle aurait pu se faciliter la vie en en lui parlant.  

En bref, une lecture agréable et surprenante! 

♥ ♥ ♥ ♥
Je tiens à remercier les éditions Michel Lafon pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteure:  Séverine de la Croix, scénariste, est une jeune auteure de vingt-neuf ans. Passionnée d’écriture, d’équitation, de parachutisme et de voyages, cette adepte des défis propose un ambitieux premier roman.
 

mardi 9 décembre 2014

Satan était un ange de Karine Giebel

Date de parution: Novembre 2014
Éditions: Fleuve Noir
Nombre de pages: 336 pages
ISBN: 978-2265098398


Quatrième de couverture: Hier encore, François était quelqu'un. Un homme respectable et respecté. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un fugitif qui tenterait d'échapper à son assassin. En vain. Sur la route, Paul, un jeune auto-stoppeur de 20 ans. François s'arrête. "Vous allez où ?" demande-t-il. "Je ne sais pas. Et vous ?" "Je ne sais pas non plus". Que cache ce mystérieux jeune homme ? Aucune importance pour François qui a désormais un compagnon de route. Malgré les blessures de l'un et les secrets de l'autre, malgré la mort et la violence, ces deux écorchés vifs vont miraculeusement s'apprivoiser et vivre un voyage qui les mènera au-delà de tout ce qu'ils avaient pu imaginer. Faire ce qu'ils n'ont jamais fait. Vivre des choses incensées. Vivre surtout...Car la mort n'est pas forcément là où l'on pense la trouver.


Mon avis: Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur de talent, j'avais vraiment hâte de lire un de ses livres.

Le thriller met l'accent sur deux hommes. Deux personnages qui ne se seraient jamais croisés en temps normal et qui vont faire un bon bout de chemin ensemble.
François,  un avocat quadragénaire prend la route pour fuir. Quoi, on l'apprend par la suite...
Paul, jeune auto-stoppeur monte dans la voiture de François. Lui aussi est en fuite...

La relation qui va peu à peu se créer entre les deux personnages est touchante. C'est ce que j'ai le plus aimé dans ce livre. Un lien fort va se mettre en place qui va les pousser à chercher qui ils sont au fond d'eux-mêmes. Le travail effectué par l'auteur sur ces deux compagnons de route est remarquable.
Le style de l'auteur est agréable à lire, moderne et assez tranchant avec des phrases courtes.

Cependant, la magnifique couverture du livre me donnait à penser que j'allais lire quelque chose de très sombre. Il y a de la noirceur, oui. Mais pas tant que ça finalement.J'attendais plus de surprises et je pensais vraiment jusqu'à la fin y avoir droit. Au final, c'est une lecture plaisante mais attendue hélas.
Il m'a vraiment manqué au moins un rebondissement et plus de suspense.

En bref, un livre plaisant au niveau de la relation entre les personnages mais qui m'a laissé sur ma fin...

 ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Fleuve Noir et L'agence Abstract pour cette lecture et ce partenariat.


Citation: " Satan était un ange. Le premier des anges, même! Et le plus beau, aussi. Comme tous les anges, il avait une mission à remplir sur Terre...Dieu l'aurait envoyé parmi les hommes pour leur insuffler les énergies négatives. La haine, la jalousie, la colère, la violence, l'avarice...Pour tenter les hommes et leur apprendre justement à résister à toutes ces tentations néfastes. Pour forcer leur libre arbitre. Mais Lucifer, à force d'inspirer cela aux hommes, avait fini par pêcher...Alors, Dieu l'avait précipité aux Enfers...Mais Il lui a déjà pardonné. Et au moment du Jugement dernier, Satan reprendre sa place auprès du Seigneur...Tu vois, Petit, Satan était un ange...Et il le redeviendra."

Un mot sur l'auteur:  Karine Giébel est l'une des reines incontestées du roman noir français, notamment avec Meurtres pour rédemption. Elle a été récompensée à plusieurs reprises par de nombreux prix, en particulier pour Les Morsures de l'ombre, qui a reçu le prix Intramuros, le prix SNCF du Polar et le prix Derrière les murs. Elle est également deux fois lauréate du Prix Marseillais du Polar. Ses livres sont traduits dans huit pays et pour certains en cours d'adaptation audiovisuelle. Satan étain un ange est son huitième roman.
 


mercredi 26 novembre 2014

A mains nues de Paola Barbato

Date de Parution: Octobre 2014
Éditions: Denoël
Nombre de pages: 496 pages
ISBN: 9782207116241
Titre VO: Mani Nude
Traduction: Anaïs Bokobza


Quatrième de couverture:  Davide a eu une enfance choyée et sans histoires. Un soir, lors d’une fête, il est kidnappé et enfermé à l’arrière d’un camion. Tapi dans le noir, un inconnu lui saute dessus et tente de le massacrer. Terrorisé, Davide agit par réflexe et tue son adversaire. Il est alors conduit dans une cave, où il rejoint d’autres prisonniers. Comme lui, ils sont là pour s’entraîner à combattre et intégrer un jour l’élite des tueurs. Abasourdi, Davide comprend que son seul moyen de survie est de tuer. Il remporte chacun de ses combats. Un jour il décide de s’enfuir, mais l’organisation ne l’entend pas de cette oreille…
Naît-on assassin? C'est la question que se pose Davide tout au long du roman lorsqu’il découvre qu’il peut tuer avec ses poings sans le moindre scrupule. Analyse psychologique très fine sur les rapports entre kidnappeur et otage, À mains nues raconte l’éducation par la violence d’un gladiateur des temps modernes. 


Mon avis:  Avec cette lecture je souhaitais sortir un peu de mon champ habituel de lecture qui est plus axé contemporain. Pour le coup, je ne regrette vraiment pas! Ce livre m'a fait l'effet d'un véritable coup de poing!

Dès les premières pages, j'ai été horrifiée de ce que vivait Davide puis de ce que lui-même faisait. C'est un livre qui a un pouvoir incroyable: celui de dégouter le lecteur par certains côtés (certaines descriptions sont à la limite du soutenable) et en même temps il m'a donné envie de tourner les pages.

Un livre qui traite du meurtre et pose une question, que je trouve, intéressante: nait-on assassin ou peut-on être conditionné pour tuer ? Alors, où est la part de culpabilité et de responsabilité ?
Il traite également des liens qui se nouent avec les kidnappeurs (Syndrome de Stockholm essentiellement). Davide, en manque de repères et de père va très vite s'attacher à son "Maître", Minuto. Peu à peu, une relation père-fils s'instaure et j'ai fini par beaucoup m'attacher à ces personnages et à leur relation.

Ce fut une lecture addictive, je ne pouvais m'arrêter de lire! Je le conseille fortement, même aux personnes, qui comme moi, n'ont pas l'habitude de ce genre de lectures car il ne laissera personne indifférent! Ce fut une vraie révélation pour ma part. L'auteur nous embarque et nous pousse à nous questionner sur notre humanité.
Davide est au cœur d'un engrenage fou, un jeu tout droit sorti de l'enfer.
Davide, qui devient malgré lui, assassin : à la fois un ogre et une victime.
Un livre tout en finesse psychologique et en nuances.
Je pense sous silence la fin du livre qui m'a mise une vraie claque! Incroyable et inimaginable!

En bref,  J'ai tout simplement adoré! Il me marquera pendant longtemps je pense.

♥ ♥ ♥ ♥ ♥
 Je tiens à remercier les éditions Denoël pour ce partenariat et cette lecture.


Un mot sur l'auteur: Paola Barbato est née en 1971 et vit sur les bords du lac de Garde. Elle est scénariste pour la télévision. A mains nues, véritable Fight Club italien, est son premier roman. 
 




lundi 24 novembre 2014

La main de la nuit de Susan Hill

Date de parution: Octobre 2014
Éditions: L'Archipel
Nombre de pages: 192 pages
ISBN: 978-2809815757
Titre VO: The small hand


Quatrième de couverture:  Adam Snow, un marchand de livres anciens perdu dans la campagne anglaise, arrive dans le parc d'un manoir à l'abandon.
Par curiosité, il se dirige vers la porte d'entrée, lorsqu'il ressent une présence mystérieuse...
La petite main qui a saisi la sienne va désormais l'obséder.
D'autant qu'elle semble lui vouloir du mal...


Mon avis: Le résumé du livre m'a énormément intrigué ainsi que la jolie couverture. J'étais donc ravie de pouvoir découvrir ce livre ainsi que l'auteur de La Dame en noir, que je n'ai pas lu mais dont tout le monde parlait à un moment donné.

Nous suivons Adam, un bibliothécaire qui recherche des "trésors" pour des particuliers prêts à payer une fortune pour acquérir un livre avec un auteur renommé. 
Un jour, il tombe par hasard dans le jardin d'une maison abandonnée et sent une présence lui saisir la main. Dès lors, il ne cesse de penser à cela et va tenter de comprendre ce qu'il s'est passé ce jour-ci. D'autant que la petite main qui a pris la sienne, revient lui rendre visite et pas forcément avec de très bonnes attentions..


J'ai apprécié le style d'écriture de l'auteur et la découvrir, toute en finesse. Le cadre de l'histoire est agréable et se passe en Angleterre. Je ne lis, au final, pas tant de livres dont l'histoire prend place dans ce pays. 

J'ai lu de nombreux avis mitigés sur ce livre et du coup je redoutais un peu ma lecture. Au final, j'ai bien apprécié même si ce n'est pas un coup de cœur. Le suspense est bien présent et l'auteur le mène relativement bien, même si j'avais deviné la fin avant le dénouement de l'histoire... Ce n'est pas un livre d'horreur donc il ne faut pas s'attendre à avoir des frissons. En tout cas, pour ma part, je n'en ai pas eu mais il y a de la tension et cela m'a suffit.  
Le sujet est potentiellement très bon mais l'auteur aurait du davantage me surprendre avec des retournements  de situations etc. Ce ne fut pas le cas hélas. 

Cependant, même si cette histoire m'a plu globalement, j'ai été un peu déçue par le personnage principal, Adam. Son métier fait que je me suis bien accrochée au départ mais il manque vraiment d'envergure. Ce n'est pas un personnage qui me marquera longtemps. Trop fade et pas assez d'ampleur.
Il est trop égal à lui-même tout le long du livre, même quand il est bien tourmenté par "la main". 

En bref, une lecture globalement agréable malgré quelques petits défauts...


♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 Je tiens à remercier LP Conseils et les éditions L'archipel pour la lecture de ce livre et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur: Née en 1942 en Angleterre, Susan Hill est romancière, écrivain pour enfants, auteur dramatique et journaliste. Ses romans les plus célèbres sont Je suis le seigneur du château (prix Sommerset-Maugham 1971) et La Dame en noir (1983), publié en France en 2012 aux éditions de l'Archipel. Elle s'est imposée dans le monde du polar avec les enquêtes de Simon Serrailler (Robert Laffont et Pocket).