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mardi 11 novembre 2014

Enon de Paul Harding

Date de parution: Août 2014
Éditions: Cherche Midi
Nombre de pages: 288 pages
ISBN: 978-2-7491-2080-5


Quatrième de couverture:  « La plupart des hommes de ma famille font de leurs épouses des veuves, et de leurs enfants des orphelins. Je suis l'exception. Ma fille unique, Kate, est morte renversée par une voiture alors qu'elle rentrait de la plage à bicyclette, un après-midi de septembre, il y a un an. Elle avait treize ans. Ma femme Susan et moi nous sommes séparés peu de temps après. »
Ainsi commence Enon, du nom de la bourgade de Nouvelle-Angleterre où Charlie Crosby, détruit par cette tragédie, va entamer une longue descente aux enfers qui le mènera aux confins de la folie. Dans un paysage de fin du monde, Charlie se débat avec les démons de la drogue et le peuple des fantômes qui ne cessent de l'assaillir : celui de sa fille, dont l'existence trop brève se reconstitue à travers le prisme de ses souvenirs chaotiques, mais aussi celui des autres morts d'Enon, endormis sous la terre du petit cimetière paroissial que hante Charlie, errant nuit et jour à la recherche de la délivrance.


Mon avis: Ce livre m'a interpellé de par son thème: celui de la perte et du deuil. Sujet qui se rélève très bien traité dans cette histoire malgré quelques éléments que j'ai moins apprécié.

Charlie se retrouve seul suite à la mort de sa fille, Kate, renversée par une voiture et par le départ de sa femme. Au fil des pages, on voit ce personnage se dégrader, perdre toute once de vie, et dépérir. Il tombe dans la drogue et sort très peu de chez lui si ce n'est pour aller au cimetière et acheter sa dose de drogue.
 Peu à peu, ses souvenirs affluents au travers de son enfance passée aux côtés de son grand-père, des différentes personnes qui ont habités le village d'Enon. 

Ce que j'ai aimé dans ce livre et, qui ne peut que, toucher n'importe qui selon moi est la mort que subit ce père. Il n'arrive pas à se remettre de la mort de sa fille et j'ai vraiment ressenti de l'empathie pour lui.
Malgré cela, je n'ai pas adhéré totalement à ce livre à cause des nombreuses longueurs qui le composent. J'ai effectivement ressenti certains passages comme très longs, ce qui pour d'autres lecteurs ne sera peut-être pas le cas d'ailleurs. Les moments où Charlie se remémore la réparation d'une horloge avec son grand-père m'a paru très long et avec peu d'intérêt au final....En fait, j'ai aimé la façon dont l'auteur a traité la question de la perte mais très peu de choses en rapport avec le village d'Enon en soit. Qu'il s'agisse d'anecdotes, des descriptions du village...

Par ailleurs, le style de l'auteur est assez particulier. Je ne le connaissais pas et j'ai été un peu surprise par les figures de style utilisées. En effet, j'ai ressenti des longueurs au niveau de l'histoire elle-même mais aussi à cause, je pense, des phrases qui n'en finissent plus et courent sur de longs paragraphes ponctuées seulement de virgules...

En bref, une lecture mitigée malgré mon engouement premier. A lire pour le thème abordé.


♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je tiens à remercier les éditions Cherche Midi pour cette lecture et ce partenariat.

Un mot sur l'auteur:  Les Foudroyés est le premier roman de Paul Harding. Publié aux États-Unis à 3 500 exemplaires par une petite maison d’édition, il a reçu le prix Pulitzer 2010.